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Une émeute dans un centre de rétention après la mort d'un demandeur d'asile

L'Australie mène une politique d'immigration extrêmement restrictive.
L'Australie mène une politique d'immigration extrêmement restrictive. AFP

Une émeute a éclaté lundi dans le centre de rétention de l'île australienne de Christmas, après la mort d'un demandeur d'asile, a rapporté la presse, citant des détenus et un parlementaire.

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Dans le centre de rétention de l'île de Christmas, territoire australien reculé de l'océan Indien, une émeute a éclaté lundi 9 novembre après la mort d'un demandeur d'asile, a rapporté la presse australienne et néo-zélandaise, citant des détenus et un parlementaire. Le ministère australien de l'Immigration a évoqué seulement des "perturbations", ajoutant ne pas être au courant d'éventuels blessés dans ce centre situé à 2 600 kilomètres au large de Perth (côte nord-ouest de l'Australie). "Le ministère et son prestataire de services travaillent ensemble pour résoudre la situation", ont indiqué les autorités.

L'Australie mène une politique d'immigration extrêmement restrictive. Les demandeurs d'asile qui parviennent à gagner les rives australiennes sont placés dans des camps sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle Guinée, sur l'île de Nauru, dans l'océan Pacifique ainsi que sur l'île Christmas.

Depuis la fin 2014, les autorités envoient aussi sur l'île Christmas des ressortissants étrangers condamnés dans des affaires judiciaires et dont les visas ont été annulés. Parmi eux figurent de nombreux Néo-Zélandais.

Selon la presse australienne et néo-zélandaise, les émeutiers ont pris le contrôle du centre de détention où sont retenues plus de 200 personnes, y ont allumé des feux tandis que les gardiens prenaient la fuite.

Un détenu à l'accent néo-zélandais cité par Radio New-Zealand a raconté que les émeutiers s'étaient armés de battes pour éviter que les autorités ne reprennent le contrôle des lieux.

C'est la découverte dimanche, après son évasion, du corps d'un demandeur d'asile kurde iranien qui a mis le feu aux poudres, a ajouté le détenu. "On en a assez. On a ça tout le temps, des gens qui essayent de se blesser, de se suicider", a-t-il dit. "On pense qu'ils vont envoyer de nombreux gardiens mais beaucoup de détenus se sont armés de battes de base-ball et de piquets au cas où."

Lester Hohua, détenu néo-zélandais, a raconté au média ABC que les demandeurs d'asile avaient uni leurs forces à celles des détenus ayant un casier judiciaire. "Tout est parti en vrille", a-t-il déclaré.

Le député d'opposition néo-zélandais Kelvin Davis, qui s'est rendu sur les lieux en octobre, a expliqué avoir été informé que l'émeute avait éclaté au moment où un détenu posait des questions à un gardien au sujet de la mort du demandeur d'asile. Il aurait alors reçu un coup de poing au visage. "La situation est mauvaise", a-t-il ajouté sur TV3.

Le Premier ministre néo-zélandais John Key figure parmi ceux qui dénoncent la politique australienne. De nombreux Néo-Zélandais extradés sur Christmas ont commis des délits mineurs il y a des années et n'ont plus aucun lien avec leur pays d'origine après des décennies passées en Australie, fait-il valoir.

Avec AFP

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