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Un casque bleu tué en Centrafrique, l’ONU prévoit des renforts

Des policiers et des gendarmes accompagnés par des troupes de la Minusca procèdent à des arrestations le 2 octobre 2014 à Bangui.
Des policiers et des gendarmes accompagnés par des troupes de la Minusca procèdent à des arrestations le 2 octobre 2014 à Bangui. Pacome Pabandji, AFP

Près de 1 140 casques bleus vont être envoyés en renfort en Centrafrique à l'approche des élections de décembre et de la visite du pape, fin novembre. Mardi, un casque bleu a péri dans des affrontements entre groupes rivaux.

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Un casque bleu a péri mardi 10 novembre en Centrafrique lors d'affrontements entre factions rivales à quelques semaines des élections qui doivent remettre le pays sur les rails, a rapporté le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric.

Le soldat a été retrouvé mort à près de 400 km au nord de Bangui, dans la ville de Batangafo, où avaient éclaté des violences entre des éléments armés assimilés aux milices majoritairement chrétiennes anti-balaka d'une part, et d'autres assimilés à l'ex-Séléka, une coalition hétéroclite à dominante musulmane.

"Après une flambée de violence entre des éléments armés appartenant aux groupes anti-Balaka et ex-Séléka [...] une confrontation impliquant des éléments ex-Séléka a eu lieu à proximité d'un barrage de la Minusca. Au cours de cette confrontation, un casque bleu a disparu et a, par la suite, été retrouvé mort", a détaillé dans un communiqué Stéphane Dujarric.

Un responsable de l'ONU a rapporté que le casque bleu était camerounais. Le chef des Nations unies, Ban Ki-moon, a déploré la mort du soldat et réclamé que les responsables de sa mort soient traduits en justice.

Arrivée de près de 1 140 casques bleus et des drones attendus

La mort de ce soldat a lieu au moment où l'ONU s'apprête à envoyer des centaines de casques bleus supplémentaires dans le pays, à l'approche des élections législatives et présidentielle le 27 décembre. Ces renforts, qui représentent au total près de 1 140 soldats de la paix, viendront compléter les forces de la mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) qui compte déjà 12 000 soldats et policiers.

En amont du scrutin, l'Égypte va envoyer 750 soldats et la Mauritanie 140 policiers, selon un responsable de l'ONU. Deux compagnies de casques bleus servant en Afrique de l'Ouest pourraient aussi être déployées temporairement en République centrafricaine.

La Minusca prévoit également de déployer ses premiers drones de surveillance au-dessus de la capitale Bangui.

Des responsables de l'ONU sont par ailleurs en discussion avec le Vatican concernant la sécurité en amont d'une visite du pape François prévue les 29 et 30 novembre.

Le chef de la Minusca a par ailleurs réclamé au Conseil de sécurité de l'ONU l'autorisation d'acheter des armes et des équipements pour la police et la gendarmerie centrafricaines, alors que le pays est soumis à un embargo international sur les armes depuis décembre 2013.

De nouveaux affrontements fin septembre à Bangui ont fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que des forces internationales (casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme. Le niveau des violences a baissé depuis, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entraîné plusieurs reports des élections.

Les élections de décembre, qui seront précédées par un référendum constitutionnel, a pour objectif de remettre le pays sur les rails après deux ans d'une transition chaotique et la crise déclenchée en mars 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion Séléka.

Avec AFP

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