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Haïti : manifestation de l'opposition, qui qualifie de "vol" les résultats de la présidentielle

Des opposants pratiquent une danse vaudou lors d'une manifestation, le 11 novembre 2015 à Port-au-Prince.
Des opposants pratiquent une danse vaudou lors d'une manifestation, le 11 novembre 2015 à Port-au-Prince. Hector Retamal, AFP

Plusieurs milliers d'opposants ont manifesté dans la capitale haïtienne contre le président Michel Martelly. Ils accusent le chef de l'État d'avoir manipulé les résultats préliminaires du premier tour de la présidentielle, le 25 octobre.

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Une semaine après l’annonce des résultats préliminaires du premier tour de l’élection présidentielle, la grogne continue d’enfler en Haïti. Des milliers de personnes se sont rassemblées, mercredi 11 novembre, à Port-au-Prince pour protester contre le président Michel Martelly, qu’ils accusent d’avoir manipulé ces chiffres.

"Le peuple haïtien se mobilise contre ce qu'on appelle un coup d'État électoral" a expliqué Assad Volcy, porte-parole du parti Pitit Dessalines (Les enfants de Dessalines, en créole).

Au second tour, c’est en effet Jovenel Moïse (32,81 % des suffrages), le candidat soutenu par le pouvoir en place, qui affrontera Jude Célestin, du parti de l'ex-président René Préval, qui a cumulé 25,27 %. Avec un peu plus de 14 % des suffrages, Moïse Jean-Charles, le candidat de Pitit Dessalines n’est arrivé qu’en en troisième position.

De nouvelles manifestations

La loi électorale a offert aux candidats 72 heures pour contester ces résultats, mais le parti Pitit Dessalines a refusé de suivre cette voie. "Nous ne faisons pas confiance aux tribunaux électoraux et au CEP", le conseil électoral provisoire, a expliqué Assad Volcy. "Aujourd'hui le seul recours possible, c'est la rue."

Créditée de la quatrième place, Maryse Narcisse a été la seule, avec le candidat arrivé en 42e position sur 54 prétendants, à contester légalement les résultats. Elle a également manifesté dans les rues de la capitale haïtienne. "Je suis là pour accompagner le peuple haïtien qui demande le respect de son vote", s'est-elle expliquée. "Il n'y aura pas de coup d'État électoral : ça ne passera pas."

Deux nouveaux rassemblements sont prévus dans la capitale jeudi et vendredi. Une fois le verdict des tribunaux électoraux rendus, le CEP devrait annoncer au cours de la semaine prochaine les résultats définitifs du premier tour du scrutin présidentiel, qui s'est déroulé le 25 octobre.

Depuis la fin de la dictature des Duvalier en 1986, Haïti connaît une crise démocratique émaillée de coups d'État et d'élections contestées qui fragilisent son développement économique. Le pays est également encore très marqué par le terrible séisme de janvier 2010, qui avait fait plus de 200 000 morts.

Avec AFP

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