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Affaire de la "sextape" de Valbuena : Benzema reconnaît qu'il devait servir d'"intermédiaire"

L'attaquant du Real Madrid Karim Benzema, à l'entraînement à Madrid, le 7 novembre 2015.
L'attaquant du Real Madrid Karim Benzema, à l'entraînement à Madrid, le 7 novembre 2015. Pierre-Philippe Marcou, AFP

Mis en examen dans l'affaire de chantage contre Mathieu Valbuena, Karim Benzema a reconnu en garde à vue qu'il devait "servir d'intermédiaire" entre son "ami" Karim Zenati et le milieu offensif lyonnais, selon des sources proches de l'enquête.

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"Je suis con quand je vois tout ça" : Karim Benzema a reconnu en garde à vue qu'il devait "servir d'intermédiaire" entre son "ami" Karim Zenati et Mathieu Valbuena dans le chantage à la "sextape", ont déclaré vendredi 13 novembre à l'AFP des sources proches de l'enquête.

Entendu durant 24 heures le 5 novembre par la police judiciaire de Versailles, l'attaquant du Real Madrid devait s'expliquer sur son intervention auprès de son coéquipier des Bleus, afin que ce dernier négocie avec l'ami d'enfance de Benzema Karim Zenati, lui-même approché par les trois maîtres-chanteurs présumés.

Après avoir dans un premier temps nié tout rôle, la star des Bleus revient sur ses premières déclarations lors de sa troisième audition au cours de cette garde à vue, selon ces sources.

>> À lire sur France 24 : Karim Benzema, une star des Bleus habituée aux écarts de conduite

"Je suis embarrassé par rapport à mon ami Karim Zenati, parce que, quand il est sorti de prison et même quand il était dedans, je me suis occupé de lui. Nous sommes vraiment très proches", confie Benzema en préambule. "Je devais servir d'intermédiaire et faciliter la mise en rapport entre Mathieu et Karim Zenati", explique-t-il.

Benzema défend son ami Karim Zenati

Les policiers abattent alors une carte maîtresse : le contenu d'une conversation téléphonique, le 6 octobre avec Zenati, dans laquelle Benzema, sur un ton parfois moqueur, relate son entretien la veille avec son coéquipier à Clairefontaine, en marge du rassemblement des Bleus.

"J'ai bien eu une conversation avec Zenati, sur la manière d'aborder le sujet avec Mathieu Valbuena", affirme Benzema.

Quant à la question de Zenati lui demandant si Valbuena n'allait "rien lâcher", Benzema dit l'avoir "interprété comme le fait que Mathieu [lui] avait dit qu'il ne paierait pas".

"Que Karim Zenati bénéfice de quelque chose derrière, c'était pas mon but, j'y ai pas pensé, je suis choqué, franchement, je suis con quand je vois tout ça", explique-t-il aux policiers, affirmant avoir agi "sans arrière-pensée".

"Parce que Zenati, c'est quelqu'un de sérieux et quelqu'un en qui j'ai confiance", plaide Benzema sans avoir un mot de compassion au cours de cette audition pour Valbuena. S'il a traité le joueur de l'Olympique lyonnais de "tarlouze" dans une conversation téléphonique interceptée par la police, c'est parce qu'il était "remonté" de voir son nom cité dans la presse, a-t-il expliqué. Il dit avoir alors pensé que Valbuena l'"avait balancé".

Benzema est mis en examen notamment pour "complicité de tentative de chantage", avec interdiction de rencontrer Valbuena. Quatre hommes, dont Karim Zenati, ont aussi été mis en examen et écroués.

Déstabilisée par cette affaire de chantage, l'équipe de France affronte vendredi l'Allemagne, en l'absence de Benzema et Valbuena, un test majeur en vue de l'Euro-2016.

Avec AFP

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