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Transports, rassemblements : le point sur les mesures prises à Paris

Les renforts déployés après les attaques menées à Paris, vendredi 13 novembre 2015, s'ajoutent aux 30 000 policiers, gendarmes et militaires engagés depuis plusieurs mois à la protection de 5 000 lieux sensibles sur l'ensemble du territoire.
Les renforts déployés après les attaques menées à Paris, vendredi 13 novembre 2015, s'ajoutent aux 30 000 policiers, gendarmes et militaires engagés depuis plusieurs mois à la protection de 5 000 lieux sensibles sur l'ensemble du territoire. Lionel Bonaventure, AFP

Le ministère de l'Intérieur et la mairie de Paris ont pris toutes les mesures, samedi, pour limiter les risques d'un nouveau massacre après les attaques menées la veille et revendiquées par l'organisation État islamique.

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Au lendemain des attaques qui ont frappé la France, la menace terroriste planait toujours sur Paris, samedi 14 novembre, où de nombreux lieux publics restaient fermés au public et où la présence des forces de l’ordre n’avait jamais été aussi importante.

  • Toutes les forces de l’ordre mobilisées

Dès vendredi soir, "l'ensemble des services de police" de Paris et des départements limitrophes "ont été mobilisés en région parisienne", avec le recours à 5,5 compagnies de CRS supplémentaires, a détaillé samedi le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. De plus, 230 gendarmes en renfort "ont été mis à la disposition de la préfecture de police [de Paris] et deux sections du GIGN sont pré-positionnées", a détaillé le ministre. Quant aux armées, elles "ont dégagé 1 000 militaires supplémentaires, essentiellement en Île-de-France, qui patrouilleront dans Paris dans les prochains jours" en renfort de l'opération Sentinelle, a-t-il ajouté. Les renforts s'ajoutent "aux 30 000 policiers, gendarmes et militaires engagés depuis plusieurs mois à la protection de 5 000 lieux sensibles sur l'ensemble du territoire, dans le cadre du plan Vigipirate", a rappelé Bernard Cazeneuve.

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Par ailleurs, dans le cadre de l’état d’urgence instauré sur l’ensemble du territoire dans la nuit de vendredi à samedi, les préfets peuvent "instaurer un couvre-feu dans les secteurs de leurs départements de compétence", mais aussi ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boisson, ainsi qu'interdire toute manifestation, comme cela a été fait à Paris et dans les départements limitrophes jusqu'à jeudi.

  • De nombreux lieux publics fermés par la mairie de Paris

De son côté, la mairie de Paris a annoncé la fermeture, samedi, des écoles, des musées, des bibliothèques et médiathèques, des gymnases, des piscines, des courts de tennis, des marchés alimentaires, des conservatoires, des ateliers des Beaux-Arts et des ateliers de Paris Ateliers. Toutes les mairies d’arrondissements, à l’exception de celles des 10e et 11e arrondissements qui accueilleront les familles des victimes, sont également fermées. Seules les permanences d’État Civil et la célébration des mariages restent ouverts.

Deux attractions touristiques majeures de Paris et sa région – la Tour Eiffel et le parc Disneyland Paris – sont aussi fermées au public. "La fermeture de la Tour Eiffel avait été anticipée vendredi soir", peu après l'annonce des attentats, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la société d'exploitation de la Tour Eiffel. Le monument, visité par 15 000 à 20 000 personnes par jour, "n'a pas été ouvert samedi et reste fermé jusqu'à nouvel ordre", a ajouté la porte-parole.

  • La Préfecture de police recommande le report des rassemblements

Les cinémas Gaumont Pathé, UGC et MK2 ont par ailleurs annoncé qu'ils fermaient leurs salles samedi à Paris après les attentats et suivant "une recommandation de la préfecture de police". "En raison des événements tragiques, les cinémas Gaumont Pathé de Paris seront exceptionnellement fermés aujourd'hui", a écrit Gaumont Pathé dans un tweet. "Tous les cinémas intra muros ferment ce samedi", a pour sa part indiqué UGC à l'AFP. Enfin, la société MK2, qui avait ouvert ses cinémas samedi matin à Paris, a indiqué à l'AFP qu'elle allait les fermer "suite à la recommandation de la préfecture".

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Dans un communiqué publié en fin de matinée, la Préfecture de police a en effet "recommandé" aux organisateurs de rassemblements dans les lieux privés "de les différer ou de renforcer les mesures de sécurité, notamment en matière de contrôle d'accès et de filtrage, aux entrées de ces établissements, s'ils décident de les maintenir sous leur responsabilité".

Cette recommandation concerne aussi les théâtres privés, a précisé le ministère de la Culture. Il ne leur est pas interdit d'ouvrir mais ils doivent alors "renforcer les mesures de sécurité", ajoute le ministère, qui avait auparavant annoncé la fermeture de tous les établissements culturels publics (musées, salles de spectacle) samedi.

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D’autres établissements ont choisi de fermer leurs portes au public samedi. C’est notamment le cas de certaines banques. BNP Paribas et la Société Générale ont ainsi annoncé avoir fermé certaines de leurs agences bancaires situées dans le périmètre des attaques meurtrières survenues vendredi soir et avoir renforcé la sécurité dans les autres.

  • Retour à la normale dans les transports

Concernant les transports, la circulation reste ouverte aux voitures, à l’exception des zones touchées par les attentats de vendredi soir. Du côté des métros, certaines stations des 10e et 11e arrondissements (République, Temple, Parmentier, Jacques Bonsergent, Oberkampf, Filles du Calvaire, Strasbourg Saint-Denis, Goncourt, Arts et Métiers, Saint-Sébastien Froissart, Saint-Amboise) étaient fermées au public samedi matin, tandis que les lignes de bus 89, 123, 126, 128, 191, 323, 388 et 391 étaient à l’arrêt complet. La RATP assurait toutefois sur son site Internet, samedi après-midi, que l’ensemble de son réseau fonctionnait normalement. Le trafic est également normal à la SNCF et dans les aéroports de Paris.

  • Les centres de dons du sang débordés

"Ce matin, dix-neuf centres ont ouvert et les dix-neuf sont débordés par l'afflux de Parisiens et de touristes venus spontanément donner leur sang, expliquait Djamel Benomar, directeur de la collecte du sang pour l'Établissement français du sang (EFS), sur Slate.fr. Si l'EFS a pu faire face à la situation d'hier soir, c'est parce que les Parisiens donnent leur sang de manière quotidienne et que les stocks étaient en quantité suffisante."

L'EFS demande donc aux Parisiens de se mobiliser sur la durée, car si les dons n'étaient pas nécessaires dans l'immédiat, ils le seront dans les prochains jours.

Avec AFP et Reuters

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