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Nigeria : attentat à la bombe meurtrier sur un marché

Un marché de Yola, dans l'État nigérian de l'Adamawa, le 8 mai 2015.
Un marché de Yola, dans l'État nigérian de l'Adamawa, le 8 mai 2015. Emmanuel Arewa, AFP

Une trentaine de personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un attentat à la bombe, mardi soir, à Yola, dans le nord-est du Nigeria. L’attaque, qui n’a pas été revendiquée, porte la marque de Boko Haram.

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L’attentat survenu mardi 17 novembre à Yola, la capitale de l’État d’Adamawa (nord-est du Nigeria), n’a pas été revendiqué. Mais il porte la marque des jihadistes de Boko Haram.

À 20 h 20 (19 h 20 GMT), une explosion s'est produite sur un marché dans le quartier de Jambutu. "L'explosion s'est produite au milieu de la foule", selon Aliyu Maikano, un responsable de la Croix-Rouge à Yola. Un habitant, qui a demandé à ne pas être nommé, a indiqué que l'explosion était survenue peu après la prière du soir, alors que les gens quittaient la mosquée.

Le bilan n’est pas encore définitif mais il est lourd : "32 morts et environ 80 blessés", selon l’Agence nationale des secours (Nema) ; la Croix-Rouge a donné un bilan légèrement inférieur, de 31 morts et 72 blessés.

La marque de Boko Haram

Les soupçons se portent sur le groupe islamiste Boko Haram, qui a déjà attaqué Yola avec des attentats-suicides et des engins explosifs artisanaux ces derniers mois.

Vendredi 13 novembre, le président Muhammadu Buhari s'était rendu à Yola pour décorer des soldats et visiter un camp de personnes déplacées. Il avait assuré devant les troupes que Boko Haram était "sur le point d'être vaincu", tout en appelant à la vigilance face à la menace de nouvelles attaques.

Les forces armées nigérianes ont annoncé ces derniers mois plusieurs succès contre Boko Haram en repoussant les insurgés de territoires conquis, en détruisant leurs camps et en libérant plusieurs centaines de prisonniers.

L'insurrection a fait au moins 17 000 morts et 2,6 millions de déplacés, alors que Boko Haram frappe également régulièrement au Cameroun, au Tchad et au Niger voisins.

Avec AFP
 

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