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Prix Fondation Chirac : Latifa Ibn Ziaten appelle à ouvrir les "ghettos fermés" en France

Latifa Ibn Ziaten, lauréate du prix de la fondation Chirac, le 19 novembre 2015.
Latifa Ibn Ziaten, lauréate du prix de la fondation Chirac, le 19 novembre 2015. FRANCE 24

Latifa Ibn Ziaten, mère d'un des militaires tué par Mohammed Merah en 2012, a reçu ce jeudi le "Prix pour la prévention des conflits" décerné par la fondation Chirac, récompensant son message de paix.

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La mère du soldat français Imad Ibn Ziaten, première victime de Mohammed Merah en mars 2012, Latifa Ibn Ziaten, a reçu jeudi matin le "Prix pour la prévention des conflits" décerné à Paris par la fondation Chirac. La cérémonie s’est déroulée au musée du quai Branly en présence du président François Hollande, de Bernadette Chirac et de l'ancien Premier ministre Alain Juppé.

Latifa Ibn Ziaten a été distinguée pour son action de promotion du dialogue interreligieux et d’une culture de la paix à travers l’Association "Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix". Elle parcourt sans relâche la France et le monde pour promouvoir le dialogue interreligieux.

Lors d’un discours très émouvant prononcé devant l’assistance, elle a appelé le gouvernement français à l’aider, en lui donnant plus de moyens afin de promouvoir son message de paix et de vivre-ensemble.

"J'ai besoin d'aide pour passer ce message de paix et ce message de vivre-ensemble, d'aller vers l'autre", a-t-elle demandé au président de la République, en présence de plusieurs membres du gouvernement, au Musée du Quai Branly.
 
"J'ai besoin d'aide et de soutien"
 
"On a un problème dans les écoles, il y a beaucoup de souffrances", mais aussi "dans les maisons d'arrêt des gens qui se convertissent à l'islam (...) on doit faire des règles". "C'est pas le prisonnier qui commande", a-t-elle dit. Il faut "ouvrir les ghettos fermés", a  ajouté Latifa Ibn Ziaten, en plaidant pour plus de "mixité".
 
"Mon fils est mort debout et je reste debout à chaque fois que je témoigne", a-t-elle lancé dans une intervention émouvante.
 
"J'ai besoin d'aide et de soutien", a-t-elle insisté. "Je compte sur vous, Monsieur le président, pour continuer mon combat. Si vous ne m'aidez pas, je perds mon courage", a-t-elle dit. "J'ai un bureau et deux salariés, et je n’ai même pas de toilettes", a-t-elle ajouté.
 
De son côté, François Hollande, qui a ensuite pris la parole, lui assuré qu'elle aurait "le soutien nécessaire et indispensable de la République".
 
Il a profité de son discours pour condamner les agressions commises la veille contre un enseignant juif et une femme musulmane. "Nous devons être d'une terrible, impitoyable même, réaction parce que c'est l'ensemble de la communauté nationale qui est concernée", a-t-il déclaré.
 
Avec AFP
 

 

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