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Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats de Paris, est mort

Abdelhamid Abaaoud
Abdelhamid Abaaoud AFP

Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'être lié aux attentats de Paris, a été tué lors du raid à Saint-Denis, a indiqué le parquet jeudi. Ce Belge était sans doute impliqué dans d'autres actions terroristes, notamment l’attaque du Thalys.

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Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'être le coordinateur des attentats du 13 novembre à Paris, a été tué au cours de l'assaut mené mercredi contre un appartement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a annoncé jeudi 19 novembre le procureur de la République de Paris, François Molins. Son corps a été "formellement identifié", a-t-il indiqué.

Son corps a été "formellement identifié", a-t-il précisé. "Il s'agit du corps découvert dans l'immeuble, criblé d'impacts." Le corps du jihadiste belge a été identifié "après comparaison de traces papillaires", les empreintes digitales. "On ignore par ailleurs à ce stade si Abbaoud s'est fait - ou non - exploser", a ajouté le parquet.

Les enquêteurs s'intéressaient de près à ce Belge d’origine marocaine qui a rejoint en 2013 les rangs de l’organisation de État islamique (EI). Également surnommé Abou Omar ou "le Belge", il était en contact avec au moins un des frères Abdeslam, dont l'un est actuellement en fuite.

"L'émir des jihadistes de Belgique"

Cet homme de 28 ans, qui se présentait comme "l'émir des jihadistes de Belgique", avait déjà fait la une des journaux belges début 2014 après avoir emmené en Syrie son petit frère Younes, 13 ans, surnommé "le plus jeune jihadiste du monde" par certains médias. Il était aussi soupçonné d'avoir planifié des attentats en Belgique.

Abdelhamid Abaaoud était originaire de Molenbeek, dans la banlieue de Bruxelles, où ont eu lieu lundi 16 novembre plusieurs opérations de police. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir été également impliqué dans l’attaque du Thalys, le 21 août 2015.

D’après David Thompson, journaliste à RFI spécialiste des mouvements jihadistes, il aurait également été en contact en Syrie avec Mehdi Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles du 24 mai 2014.

"Le Belge" était également fortement soupçonné d’avoir été le cerveau d’un réseau jihadiste démantelé le 15 janvier à Verviers en Belgique, moins d'une semaine après les attaques à "Charlie Hebdo" et à la superette casher à Paris.

"C'[était] un homme très présent sur les réseaux sociaux depuis 2013-3014", où il avait notamment posté des vidéos de lui "tractant des corps" à Azaz, en Syrie, explique Wassim Nasr.

Le retour en Europe de cet homme pose des questions sur les failles dans le dispositif mis en place par les services antiterroristes européens. Par le passé, il avait réussi à rejoindre la Syrie sans être interpellé par les services de sécurité belges.

Avec AFP

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