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Attentats de Paris : le rôle déterminant du Maroc dans la localisation d'Abaaoud

François Hollande et le roi du Maroc Mohammed VI sur le perron de l'Élysée, le 20 novembre 2015.
François Hollande et le roi du Maroc Mohammed VI sur le perron de l'Élysée, le 20 novembre 2015. Lionel Bonaventure, AFP

À l'occasion de la visite du roi Mohamed VI à Paris, vendredi, François Hollande a remercié le Maroc pour "l'assistance efficace" qu'il a apporté à la France en l'aidant à repérer la présence, sur son territoire, d'Abdelhamid Abaaoud.

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François Hollande a vivement remercié le roi Mohamed VI en visite à Paris, vendredi 20 novembre, pour le rôle crucial des services de renseignement marocains dans l'enquête sur les attaques à Paris.

C'est en effet Rabat qui a permis aux services antiterroristes parisiens de se mettre sur la piste d'Abaaoud sur le territoire français et contribué à déclencher l'opération à Saint-Denis. C'est aussi le royaume chérifien qui aurait orienté les enquêteurs français sur la piste belge.

Le renseignement marocain appelé à l'aide

Dès mercredi matin, le site marocain Le360.ma, l’affirmait : "Ce sont les services de renseignement marocains qui ont réussi à localiser les terroristes retranchés dans un appartement de Saint-Denis". Le site précisait : "Au lendemain des attentats qui avaient ensanglanté la capitale française, et sur demande des autorités françaises et belges, des officiers des renseignements marocains s’étaient rendus à Paris et Bruxelles pour aider dans les investigations en cours. Et déjà cette collaboration donne ses fruits avec l’opération menée ce (mercredi) matin."

Le mois dernier en effet, les services marocains ont arrêté un jeune frère du djihadiste, Yassine Abaaoud, alors que l'avion à bord duquel il se trouvait venait d'atterrir à Agadir, a indiqué vendredi une source marocaine à Reuters. Dès qu'elle a été informée de la présence d'Abdelhamid Abaaoud en France, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a suivi les écoutes d'Hasna Ait Boulahcen, présentée comme sa cousine, explique-t-on de source policière.

La jeune femme d'origine marocaine de 26 ans, qui a été tuée mercredi avec Abaaoud lors de l'assaut des forces de l'ordre, était déjà surveillée par la police judiciaire (PJ) de Seine-Saint-Denis, pour trafic de stupéfiants. "Dès que l'information est tombée via le Maroc, la PJ de Seine-Saint-Denis a transmis à la DGSI ses informations, les correspondants d'Hasna Ait Boulahcen, les bornes téléphoniques, ses points de chute", explique la source policière.

"Surveillance physique"

Les écoutes ont permis d'entendre une conversation dans laquelle Hasna Ait Boulahcen faisait état de la présence d'Abaaoud, un Belge d'origine marocaine de 28 ans, selon une autre source policière. "Il y a eu ensuite une surveillance physique qui a permis de déterminer que la jeune femme et le djihadiste se sont présentés dans l'immeuble de la rue Corbillon à Saint-Denis mardi en début de soirée", explique-t-elle.

La Sous-direction anti-terroriste (SDAT) ayant l'assurance que la "cible" se trouvait dans l'immeuble, décision a été prise de donner l'assaut mercredi au petit matin, d'autant que le groupe était soupçonné de préparer une nouvelle attaque jeudi.

Les autorités françaises ont aussi indiqué cette semaine avoir bénéficié d'une information de la Turquie pour localiser Abdelhamid Abaaoud, le situant en Grèce.

Avec Reuters et AFP

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