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Attaque contre l’hôtel Radisson de Bamako : état d'urgence et deuil national

Les forces de sécurité maliennes évacuent les corps des victimes de l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre d'une prise d'otages vendredi.
Les forces de sécurité maliennes évacuent les corps des victimes de l'attaque de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, théâtre d'une prise d'otages vendredi. Habibou Kouyaté, AFP

L'état d'urgence a été décrété au Mali pour une durée de 10 jours après l'attaque, suivie d'une prise d'otages, dans l'hôtel Radisson Blu de Bamako. Dix-neuf personnes ont été tuées. Un deuil national de trois jours a également été annoncé.

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Après l’attaque sanglante, vendredi 20 novembre, de l'hôtel Radisson Blu de Bamako, l’un des établissements les plus huppés de la capitale malienne, le gouvernement a annoncé l'état d'urgence pour 10 jours à compter de vendredi minuit. Au moins trois personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'attaque sont "activement recherchées".

"Ce soir, le bilan est lourd", a déploré Ibrahim Boubacar Keita, le président malien, pendant une allocution à la télévision d'État, avant de déclarer trois jours de deuil national. Le chef de l’État a précisé que 21 personnes, dont deux assaillants, étaient mortes lors de cette attaque et qu’il y avait sept blessés.

Un responsable des Nations unies avait auparavant avancé, sous le sceau de l'anonymat, un bilan de 27 morts. Parmi les victimes figurent un ressortissant américain, un haut fonctionnaire belge de la fédération Wallonie-Bruxelles en mission à Bamako et trois ressortissants chinois, ont annoncé leurs pays respectifs.

Au cours de l’attaque, 12 salariés d'Air France, deux pilotes et 10 membres d'équipage, ont été exfiltrés et conduits en lieu sûr, a annoncé la compagnie française, qui a décidé la suspension sine die de ses vols entre Paris et Bamako.

Revendication des jihadistes d'Al-Mourabitoun

Cette attaque a été revendiquée par des jihadistes d'Al-Mourabitoun, groupe affilié à Al-Qaïda. Dans la soirée de vendredi, le chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, a adressé un document sonore à la chaîne qatarie Al-Jazira : "Nous, les Mourabitoune, avec la participation de nos frères [...] d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, revendiquons l'opération de prise d'otages à l'hôtel" Radisson Blu de Bamako.

Le président Keïta a fait état de deux terroristes retrouvés morts sur place. Par ailleurs, une source de sécurité malienne qui participe à l'enquête a affirmé à l'AFP, samedi 21 novembre : "Nous recherchons activement trois suspects qui pourraient être impliqués dans l'attaque vendredi de l'hôtel Radisson."

"Un renforcement assez lourd a été opéré autour des autres hôtels de la capitale, notamment ceux fréquentés par des étrangers", a par ailleurs expliqué le correspondant de France 24, François Rihouay. "Les parkings ont été fermés, l’armée et les parachutistes ont été déployés, les fouilles et les contrôles minutieux sont multipliés. Des contrôles policiers nocturnes ont également été mis en place sur les principaux axes routiers qui mènent notamment de l’aéroport au centre-ville", a-t-il ajouté.

L'attaque a débuté dans la matinée, et a été suivie d'une longue prise d'otages, avant que l'assaut soit donné par les forces spéciales maliennes pour libérer les 170 personnes retenues, après plus de sept heures de confrontation. Des forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, ont participé aux opérations, "en assistance des forces maliennes", a expliqué vendredi soir le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

À la mi-journée, la France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, avait également envoyé une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) au Mali. Sont également intervenus des membres de la Minusma (mission des Nations unies au Mali) et des militaires américains.

• Une cellule de crise a été ouverte au Quai d'Orsay, qui est joignable par téléphone au 01 45 50 34 60. L’ambassade de France au Mali a fait de même au 00 223 44 97 58 20. 

Avec AFP et Reuters

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