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Bruxelles en état d'alerte : pagaille dans les transports et rues vides

Des véhicules militaires se sont déployés samedi 21 novembre dans Bruxelles désertée.
Des véhicules militaires se sont déployés samedi 21 novembre dans Bruxelles désertée. Nicolas Maeterlinck/Belga/AFP

Par crainte d'une réplique des attentats de Paris, dont un suspect-clé est toujours traqué, Bruxelles a passé la journée de samedi en alerte maximum. Les métros et les magasins étaient fermés et les forces de l'ordre massivement déployées.

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Bruxelles a passé la journée de samedi 21 novembre en alerte maximum, avec métros et magasins fermés et forces de l'ordre massivement déployées, par crainte d'une réplique des attentats de Paris, dont un suspect-clé est toujours traqué.

Face à une menace "imminente", le gouvernement belge a relevé dans la nuit de vendredi à samedi son niveau d'alerte terroriste à 4 pour la région bruxelloise, l'aéroport de Bruxelles et la commune flamande de Vilvorde, d'où sont issus plusieurs jeunes qui se sont radicalisés.

Cette décision a été prise en raison d'un "risque d'attentat tel que déroulé à Paris", a indiqué, l'air grave, le Premier ministre Charles Michel, avec pour cibles potentielles "les rues commerçantes, les manifestations, les lieux animés et les transports".

Mesure la plus spectaculaire : la fermeture de toutes les stations de métro, au moins jusqu'à dimanche après-midi, avant une nouvelle réévaluation de la situation par les autorités.

Par mesure de précaution, les centres commerciaux, les complexes cinémas, la plupart des musées sont restés porte close samedi. Les marchés, les compétitions sportives ont également été annulés, donnant à Bruxelles des allures de ville morte, un sentiment amplifié par la neige qui a fait son apparition à la mi-journée. Le bourgmestre (maire) de la ville a même recommandé aux cafés et restaurants du centre-ville de fermer leurs portes à 18h00 (17h00 GMT).

"Tout ce qu'ils veulent, c'est nous faire peur"

"Par ordre de la police, la station est fermée" : Sarah, veste militaire et piercing à la lèvre, jette un regard dépité à l'affiche placardée Gare du Midi sur une lourde porte en fer.

"Je dois rentrer à la maison, je suis censée faire comment maintenant, il n'y a aucun bus qui m'y ramène", peste cette lycéenne de 16 ans venue d'Anvers par le train. "Tout ce qu'ils veulent, c'est nous faire peur, c'est pas normal", s'agace-t-elle.

Venu quelques jours à Bruxelles pour un appartement, Teddy, 30 ans, a raté à Charleroi l'avion qui devait le ramener à Marseille. "J'ai un ami qui peut m'héberger, j'espère qu'il arrivera à convaincre ses co-locataires", confie-t-il.

Près d'une sortie, Gilles, agent de la Stib (Société des transports en commun bruxellois), agite les bras dans tous les sens face aux voyageurs qui le mitraillent de questions. "Porte Louise, on y va comment ?" "Bus 27 et après vous finissez à pied !", répète-t-il pour la troisième fois.

"Faire preuve de beaucoup de patience"

"Il faut faire preuve de beaucoup de patience, certains réagissent bien, d'autres sont très mécontents", confie l'agent. "Mon rôle est de donner le maximum d'infos."

En particulier aux touristes qui veulent rejoindre le centre historique et les grands magasins. Mais, là encore, ils ont trouvé porte close.

Le grand centre commercial Inno Galeria, qui borde la rue Neuve - la plus fréquentée de Belgique avec 44 000 piétons par jour - a choisi de ne pas ouvrir du tout. Son voisin et concurrent City 2 l'a imité à midi après une réunion de la direction.

Pendant les deux heures d'ouverture, les galeries sont restées désertes, les Bruxellois semblant respecter les recommandations des autorités d'éviter "les lieux à forte concentration commerciale".

Traque de Salah Abdeslam

Parallèlement, la traque de Salah Abdeslam, qui a joué au minimum un rôle de logisticien dans les attentats de Paris, s'est poursuivie samedi. Ce suspect, qualifié d'"ennemi public numéro un" par la presse belge, s'est évaporé dans la nature. Son frère Brahim s'est fait exploser vendredi dernier au Comptoir Voltaire, un café du XIe arrondissement parisien.

>> À lire sur France 24 : "Salah Abdeslam, quatrième commando, Stade de France... les zones d'ombre de l'enquête"

Français vivant en Belgique, Salah Abdeslam est soupçonné d'avoir convoyé les kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France il y a huit jours. Il aurait ensuite été exfiltré par deux hommes vers la Belgique. Il était "extrêmement énervé" et "peut-être prêt à se faire sauter", a déclaré sur la chaîne de télévision LCI Me Carine Couquelet, l'avocate d'un des hommes qui affirment l'avoir aidé à fuir vers la Belgique.

Avec AFP
 

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