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Burundi : sanctions américaines contre quatre responsables proches de Nkurunziza

Selon Washington, la volonté de Pierre Nkurunziza de briguer un  3e mandat a précipité la crise au Burundi.
Selon Washington, la volonté de Pierre Nkurunziza de briguer un 3e mandat a précipité la crise au Burundi. Carl De Souza, AFP

L'administration Obama a imposé des sanctions contre quatre hauts responsables burundais, proche du président Pierre Nkurunziza, pour leur responsabilité dans la crise qui secoue le pays depuis fin avril.

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Washington va sanctionner quatre responsables burundais, anciens ou actuels, en raison des violences politiques en cours dans le pays depuis le mois d'avril, a annoncé lundi la Maison Blanche.

L’administration Obama a indiqué avoir reçu de nombreuses informations faisant état d'assassinats ciblés, d'arrestations arbitraires, de tortures et plus largement d'opérations de répression menées par les forces de sécurité burundaises.

Le décret de sanctions vise Alain-Guillaume Bunyoni, ministre de la Sécurité publique et numéro deux du régime, Godefroid Bizimana, directeur général adjoint de la police nationale, qui selon Washington, a dirigé les opérations visant à empêcher le tenue de manifestations pacifiques d'opposants en ayant recours à "un usage disproportionné" de la force, le général Godefroid Niyombare, ancien chef des services de renseignement burundais, ainsi que Cyrille Ndayirukiye, ancien ministre de la Défense.

Leurs avoirs seront bloqués et ils seront soumis à des restrictions en matière de visas. Des mesures qui interviennent après celles annoncées début octobre par l'Union européenne.

Ces sanctions "ne visent pas le peuple burundais" mais des individus au sein du gouvernement qui "contribuent aux troubles", "affaiblissent les institutions démocratiques" et se rendent coupables "d'atteintes aux droits de l'Homme", précise l'exécutif américain.

La volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, qu'il a remporté lors de l'élection du mois de juillet, a précipité la crise que traverse le Burundi, a ajouté la Maison Blanche.

Cette candidature, contraire selon les contestataires à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile, a plongé au printemps le Burundi dans une crise qui a déjà fait au moins 200 morts. Une brutale répression des manifestations et la réélection Pierre Nkurunziza ont contribué à l'intensification des violences.

Avec AFP et Reuters

 

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