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La Russie et l’Iran affichent leur unité sur le dossier syrien et le sort d’Assad

Le président Vladimir Poutine et le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le 23 novembre 2015, à Téhéran.
Le président Vladimir Poutine et le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le 23 novembre 2015, à Téhéran. KHAMENEI.IR / AFP

Le président russe Vladimir Poutine et le guide suprême iranien, Ali Khamenei, ont conjointement rejeté lundi les pressions des grandes puissances dans le dossier syrien, qui cherchent à imposer le départ du président Bachar al-Assad.

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Les alliés indéfectibles du régime de Bachar al-Assad, le président russe Vladimir Poutine et le guide suprême de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, ont affiché lundi à Téhéran leur entente totale pour rejeter toutes "tentatives extérieures de dicter" son avenir à la Syrie. Il s'agit d'une fin de non-recevoir très claire à la demande des États-Unis, de la France, de l'Arabie saoudite et de la Turquie, qui exigent à terme le départ du président syrien. 

À l'issue d'une rencontre de plus d'une heure et demi, à l’occasion de la première visite en Iran depuis 2007 du président russe, "les deux parties ont souligné l'unité de points de vue entre Moscou et Téhéran concernant le caractère inadmissible des tentatives extérieures de dicter les scénarios du règlement politique" de la crise syrienne, a déclaré un porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
 
Selon des images retransmises par la chaîne de télévision Rossia-24, Vladimir Poutine a déclaré lors de la rencontre que "personne ne peut et ne doit imposer de l'extérieur au peuple syrien des formes quelconques de gouvernance de leur État ou dire qui doit le diriger. Ce n'est qu'au peuple syrien d'en décider".
 
Moscou et Téhéran, qui sont directement engagés militairement dans le conflit syrien, ont permis à l'armée du président Bachar al-Assad de reprendre du terrain face aux rebelles. Les Russes mènent depuis fin septembre une campagne aérienne contre les groupes rebelles en Syrie et a intensifié récemment ses raids contre des positions de l'organisation de l’État islamique (EI).
 
L'Iran apporte pour sa part au régime de Damas une assistance militaire, notamment par l'envoi de "conseillers" et de "volontaires" sur le terrain, dont une cinquantaine sont morts depuis plus d'un mois.
 
Réunies à Vienne mi-novembre, une vingtaine de puissances dont la Russie, les États-Unis et l'Iran se sont fixées comme objectif ambitieux de parvenir à des pourparlers de paix avant le 1er janvier 2016, mais demeurent divisées sur le sort de Bachar al-Assad.
 
Selon Ali Khamenei, la plus haute autorité politique et religieuse d'Iran, "le plan à long terme des Américains est de dominer la Syrie et ensuite prendre le contrôle de la région". C'est, selon lui, "une menace (...) en particulier pour la Russie et l'Iran". Il estime que Bachar al-Assad "est le président légal et élu par le peuple syrien" et "les États-Unis n'ont pas le droit d'ignorer ce vote et ce choix".
 
Après avoir participé à ce sommet, le président Poutine, accompagné de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, devait s'entretenir avec son homologue iranien Hassan Rohani.
 
La Russie et l'Iran ont resserré leurs liens ces dernières années avec une importante coopération économique et militaire, comme en témoigne le récent contrat sur la livraison d'ici la fin de l'année par la Russie à l'Iran de systèmes de missiles de défense antiaérienne S-300.
 
Avec AFP
 
 

 

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