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Dans la presse

"Donner sa langue au chat"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 23 novembre, Bruxelles en état d’alerte maximal, le Mali en état d’urgence, et le Cameroun touché, une nouvelle, fois, par une attaque de Boko Haram. Et, malgré tout, un zeste d’humour (belge).

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On commence cette revue de presse internationale en Belgique, où le niveau d'alerte maximale est maintenu à Bruxelles, où le métro, les écoles et universités resteront fermés aujourd’hui.
 
21 perquisitions, 16 personnes arrêtées - mais Salah Abdeslam, suspecté d'avoir participé aux attentats de Paris, n'a toujours pas été arrêté, titre la une du site de La libre Belgique. Abdeslam, qui aurait été exfiltré par deux hommes à destination de la Belgique, est «toujours en fuite», constate également Le Soir, qui affirme que le suspect serait parvenir une nouvelle fois, en Allemagne. Une «info» que ni les autorités belges ni les autorités allemandes n’ont évoquée. Depuis samedi, la capitale belge est devenue «un cimetière d’être vivants», écrit Le Soir, qui dit enrager de la «lourdeur insupportable», de la «résignation forcée», de la «tristesse infinie», «imposées» à la Belgique par le terrorisme, tout en saluant la façon dont l’humour belge serait venu, un peu au secours des habitants, citant notamment cet internaute, qui a fait mine de s’émouvoir, sur Twitter: «Je ne veux pas vivre dans un monde où je ne peux pas aller au concert d’André Rieu». Dans la même veine, on notera cette réaction de milliers d’internautes belges, après que les autorités les ont invités à s’abstenir de diffuser des informations sur les opérations en cours. Non seulement la consigne a été largement respectée, rapporte Le Soir, mais pour plus de sécurité, des centaines d’utilisateurs de Twitter ont inondé le réseau des hashtag Bruxelles et BruxellesLockDown… avec des photos de chatons. Les Bruxellois mettent leur chat à l’honneur, et notamment le plus célèbre d’entre eux, le chat du dessinateur Philippe Geluck, qui lui fait dire: «les choses à ne pas dire à un kamikaze: alors, ça boume?».
 
Au Mali, le Front de libération du Macina, affirme être à l'origine de l'attaque terroriste qui a fait 22 morts vendredi, à Bamako - une attaque déjà revendiquée, samedi, par al-Mourabitoune, un autre groupe djihadiste. C’est ce qu’affirme le communiqué envoyé par al-Mourabitoune au bureau de nos confrères de RFI et de l’AFP à Bamako. D’après Les Echos, qui rappellent que le gouvernement malien a décrété l’état d’urgence dans tout le pays pour dix jours, les groupes djihadistes se livrent depuis plusieurs années à une surenchère, une «concurrence de la terreur» dans le Sahel, où opèreraient des groupes très divers, fluctuant au gré des rivalités personnelles entre chefs de guerre, et autour de cette question: allégeance à Daech ou à Al Qaida? Pour L’Humanité, «l’influence idéologique et opérationnelle du groupe Etat islamique (exercerait) un attrait croissant pour une nébuleuse djihadiste en pleine recomposition», dans un pays où la présence militaire française depuis trois ans n’aurait pas réglé les problèmes, loin de là. «En dépit du déploiement militaire français, avec l’opération «Serval», puis «Barkhane», Bamako n’est pas à l’abri de la guerre, qui n’a jamais connu de véritable trêve au nord», dénonce l’Huma, qui juge qu’«on est bien loin de la « victoire » exaltée par François Hollande à Bamako, le 19 septembre 2013».
 
Le Cameroun a lui aussi été endeuillé par une nouvelle attaque terroriste, ce week-end, un attentat signé Boko Haram. Quatre jeunes filles se sont fait exploser dans l’extrême-nord du pays, tuant cinq civils. Le Mali, le Cameroun, le Nigeria et la liste n’est pas exhaustive: «toujours plus de moyens. Des milliards de dollars engagés. Pourtant le terrorisme prospère en Afrique, constate Le Monde, qui met en cause «la faillite des Etats, la prédation des ressources et la corruption».
 
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