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TURQUIE

Turquie : annonce d'un nouveau gouvernement, le gendre d'Erdogan nommé ministre

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Adem Altan, AFP
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Ahmet Davutoglu, le Premier ministre islamo-conservateur turc, a dévoilé mardi la liste des ministres de son nouveau gouvernement. Le gendre du président Recep Tayyip Erdogan, Berat Albayrak, est nommé à l'Énergie.

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Le Premier ministre islamo-conservateur turc Ahmet Davutoglu a dévoilé, mardi 24 novembre, la liste des ministres de son nouveau gouvernement, dans laquelle figure notamment le gendre du président Recep Tayyip Erdogan.

>> À lire sur France 24 : "Turquie : le blues des opposants à Erdogan"

Cette nouvelle équipe inclut de nombreuses personnalités jugées proches d’Erdogan, dont le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis douze ans, a remporté haut la main (49,5 % des suffrages) les législatives anticipées du 1er novembre et regagné la majorité absolue qu'il avait perdue cinq mois plus tôt.

Le gendre du président nommé à l'Énergie

Parmi elles figurent donc Berat Albayrak, le gendre du président, nommé à l'Energie, Efkan Ala nommé à l’Intérieur et Binali Yildirim, aux Transports.

Ancien vice-Premier ministre chargé de l'Économie et apprécié du monde des affaires, Ali Babacan ne figure pas dans le nouveau cabinet. Il est remplacé à ce poste par l'ex-ministre des Finances Mehmet Simsek, qui a, lui aussi, la confiance des marchés.

Le portefeuille des Affaires étrangères, sensible dans une Turquie confrontée à de nombreuses crises régionales, a été confié à Mevlut Cavusoglu, qui a occupé ce poste jusqu'au mois d'août dernier.

Une réforme de la Constitution annoncée

Dans une courte allocution devant la presse, Davutoglu a affirmé que des "réformes structurelles" seraient engagées lors de son mandat de quatre ans. De nombreux défis économiques et sécuritaires attendent la nouvelle équipe gouvernementale, qui devra relancer une machine économique à bout de souffle et composer avec la reprise du conflit kurde dans le sud-est, la menace jihadiste de l'organisation État islamique (EI) et la crise syrienne.

Véritable homme fort du pays, Erdogan a d'ores et déjà annoncé son intention de réformer la Constitution actuelle, avec l'ambition de transférer au chef de l'État l'essentiel du pouvoir exécutif actuellement confié au Premier ministre. L'opposition s'oppose catégoriquement à ce projet, qui illustre selon elle la dérive autoritaire d’Erdogan.

Avec AFP

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