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COP21 : plus de 300 gardes à vue après des heurts entre police et manifestants

Un manifestant face aux forces de l'ordre près de la place de la République, le 29 novembre 2015 à Paris.
Un manifestant face aux forces de l'ordre près de la place de la République, le 29 novembre 2015 à Paris. Joel Saget, AFP

Des heurts, qui ont opposé la police à des manifestants à Paris, ont entraîné le placement en garde à vue de 317 personnes, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Le mémorial improvisé aux victimes du 13-Novembre a été saccagé.

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Des échauffourées ont eu lieu, dimanche 29 novembre, entre les forces de l'ordre et des manifestants, qui avaient bravé l’interdiction de manifester en vigueur dans le cadre de l’état d’urgence, place de la République à Paris, à la veille de l'ouverture de la Conférence sur le climat (COP21).

Parmi les milliers de militants écologistes réunis, quelques centaines de protestataires, dont certains étaient cagoulés, s’en sont violemment pris aux CRS présents. Selon une source policière, les forces de l'ordre ont procédé à plus de 341 interpellations, qui ont donné lieu à 317 gardes à vue.

Le mémorial du 13-Novembre saccagé

Aux cris de "État d'urgence, État policier, on nous enlèvera pas le droit de manifester", ils ont commencé à jeter des bouteilles en direction des CRS, ou encore des bougies provenant du mémorial improvisé sur la place après les attentats du 13 novembre.

Ces groupes ont jeté des projectiles sur les policiers, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes et de charges.

"Aucun amalgame ne saurait être fait entre des manifestants de bonne foi et ces groupes qui n'ont toujours eu qu'un seul dessein : profiter de rassemblements responsables et légitimes pour commettre des violences inacceptables", a affirmé dimanche le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Des violences "indignes", selon Manuel Valls

Autour de la statue au centre la place, des militants pacifiques se sont également rassemblés pour éviter que les éléments radicaux ne saccagent complètement ce lieu devenu symbolique de l'hommage aux victimes des attaques terroristes. Brandissant un drapeau arc-en-ciel, ils leur ont demandé de cesser de jeter des projectiles.

"Choisis ton camp", leur a répondu un Black Bloc, un membre de la mouvance altermondialiste prônant l’action violence. "Toi tu manifestes comme t'en as envie, moi je manifeste comme ça", a affirmé un autre élément contestataire, hué alors qu'il cassait une poubelle. Une fois le calme revenu, certaines personnes présentes sur la place ont essayé de remettre en place le mémorial aux victimes des attentats.

Les heurts n'ont pas laissé indifférent l'exécutif français. Le Premier ministre, Manuel Valls, a dénoncé sur Twitter des violences "indignes". Et de rappeler que "respecter ce lieu, c'est respecter la mémoire des victimes". Le président de la République, François Hollande, a quant à lui déploré l'action "d'éléments perturbateurs qui n'ont rien à voir d'ailleurs avec les défenseurs de l'environnement [...] et qui sont là uniquement pour créer des incidents".

Avec AFP

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