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Présidentielle burkinabè : les premières tendances dévoilées

Bureau de vote au Burkina Faso.
Bureau de vote au Burkina Faso. Issouf Sanogo, AFP

Les première tendances de la présidentielle burkinabè se dessinent. Selon des résultats partiels de la commission électorale, l'ancien Premier ministre Roch Marc Kaboré arrive en tête du scrutin, devant son principal adversaire Zéphirin Diabré.

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Près de 24 heures après la fermeture des bureaux de vote au Burkina Faso, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a levé le voile sur les premières tendances du premier tour de la présidentielle qui s'est déroulé le 29 novembre. Selon des résultats encore provisoires comptabilisés sur 253 des 368 communes du pays, Roch Marc Christian Kaboré arrive en tête du scrutin avec 54,27 % des voix, devant son principal adversaire, l'homme d'affaires Zéphirin Diabré, accrédité de 29,16 % des suffrages.

"Roch Marc Kaboré pourrait donc être élu dès le premier tour de l'élection. C’est une tendance qui reste à confirmer mais elle se vérifie dans de nombreuses régions du pays, notamment les fiefs de Zériphin Diabré", rapporte Pauline Simonet, envoyée spéciale de France 24 à Ougadougou, la capitale burkinabè.

"De manière pacifique"

Dimanche, quelque 5,5 millions d'électeurs étaient appelés à participer à ce scrutin, couplé à des législatives, organisées un an après l'insurrection populaire qui avait chassé du pouvoir Blaise Compaoré en octobre 2014, alors qu'il tentait de modifier la Constitution pour pouvoir briguer un nouveau mandat.

Le vote comme le les opérations de dépouillement se sont déroulés sans incident. "Il y a eu ici de nombreux appels au calme lancés depuis le début des élections, indique Pauline Simonet. Et la plupart des candidats, dont Roch Kaboré et Diabré, ont affirmé qu’ils respecteraient le verdict des urnes."

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a d’ores et déjà salué "la manière pacifique" dont ont été conduites les élections, et plus particulièrement la "forte participation des femmes au processus électoral". Dans un communiqué, la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, a également salué la tenue de ces élections de sortie de crise. "Les Burkinabè ont une nouvelle fois démontré leur attachement profond à la démocratie en votant dans le calme, ce dimanche 29 novembre, pour désigner leurs députés et leur nouveau président à l'occasion d'un scrutin historique", a-t-elle déclaré.

"Vite et bien"

Bien qu’il ait reconnu "quelques anomalies", le président de la Céni, Barthélemy Kéré, a pour sa part estimé que le déroulement du scrutin avait été "globalement satisfaisant". Idem pour le dépouillement. "La Céni travaille vite et plutôt bien, estime Pauline Simonet. Son système de transmission des résultats par satellite - une innovation de cette élection - fonctionne correctement et devrait permettre d’avoir les résultats ce soir au Burkina Faso." Selon la Céni, les résultats pourrait être proclamés à minuit, heure locale.

Initialement prévues le 11 octobre, ces élections avaient été reportées en raison du putsch raté le 17 septembre de l'ancien bras droit de Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré. Cette tentative de coup d'État, dans un pays qui en a connu plus d'un, avait été mis en échec par la mobilisation de la population et de l'armée loyaliste.

Après 27 ans de règne de Blaise Compaoré et une année de transition tendue, les Burkinabè veulent voir dans ce scrutin le début une longue ère démocratique. "C'est une victoire [...] pour le peuple burkinabè", avait estimé dimanche Michel Kafando, président du régime de transition chargé de l'organisation d'élections démocratiques.

Le parti de Blaise Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), n'avait pas de candidat à la présidentielle, une loi controversée interdisant de scrutin les pro-Compaoré ayant soutenu la révision constitutionnelle. Toutefois, le CDP, qui a présenté des candidats aux législatives, pourrait y réaliser un bon score.

Avec AFP et Reuters


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