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Fusillade mortelle à San Bernardino : deux suspects tués

La police était à la recherche de suspects, mercredi 2 novembre 2015, après la fusillade de Bernadino, en Californie.
La police était à la recherche de suspects, mercredi 2 novembre 2015, après la fusillade de Bernadino, en Californie. Patrick T. Fallon, AFP

Une fusillade a éclaté mercredi à San Bernardino, en Californie, dans un centre de services sociaux, faisant au moins 14 morts et 17 blessés. Deux suspects, un homme et une femme, ont été tués par la police tandis qu'un autre homme a été arrêté.

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Une fusillade meutrière a eu lieu, mercredi 2 décembre, dans la ville de San Bernardino, au Inland Regional Center, un centre de services sociaux chargé du traitement de personnes souffrant de troubles du développement. Au moins 14 personnes ont été tuées dans l'attaque et 17 autres ont été blessées.

Selon la dernière conférence de presse de la police, deux suspects - un homme et une femme - ont été tués dans un 4x4 noir par la police lors d'un échange de tirs sur un axe routier. Ils portaient une tenue paramilitaire et étaient équipés de fusils d'assaut, d'armes de poing et peut-être d'explosifs. 

Un autre homme, qui a été vu en train de s'enfuir, a été arrêté. La police n'a cependant pas encore établi de lien entre cet homme et la fusillade.

"Nous tentons de déterminer si une troisième personne était impliquée ou si d'autres personnes ont pu être impliquées dans la préparation", a poursuivi le chef de la police locale.

Par ailleurs, il a indiqué que la police menait des perquisitions dans une maison dans la ville de Redlands, à une quinzaine de kilomètres de San Bernardino.

Mobile incertain

On ignore toujours le mobile de l'attaque.

"Je sais que l'une des grandes questions qui va revenir est 's'agit-il de terrorisme ?' mais je ne veux pas encore dire si nous en sommes certains", a déclaré un responsable du FBI, David Bowdich.

"Nous agissons en prenant en compte cette possibilité. Nous avons fait certains réajustements dans notre enquête. C'est une possibilité mais nous ne le savons pas encore", a ajouté ce responsable de la police fédérale, soulignant que l'enquête était encore en cours, compliquée par le vaste périmètre couvrant le lieu de la fusillade et ceux liés à l'arrestation et aux perquisitions.

Les personnes visées participaient à une réunion festive des services de santé. Une dispute a alors éclaté, a dit le chef de la police, et un des convives a quitté les lieux. Il n'a pas précisé si cette personne était impliquée.

"La fusillade a éclaté en fin de matinée, vers 11 h 30 locales, dans un établissement où sont accueillis des personnes handicapées. C’est une grosse structure de 600 employés où des centaines de personnes sont soignées", a précisé Sébastien Vuagnat, correspondant de France 24 à Los Angeles.

Plusieurs personnes, présentes pendant la fusillade, ont été évacuées saines et sauves, a précisé la police. Les télévisions américaines ont diffusé les images de dizaines de personnes sortant à la hâte d'un bâtiment, entourées de policiers lourdement armés. "Une vingtaine d’ambulances ont quitté les lieux pour évacuer des victimes vers les hôpitaux locaux", précise Sébastien Vuagnat.

Obama déplore des scènes "sans équivalent"

Le président américain, Barack Obama, a adressé ses condoléances aux familles de victimes, déplorant des scènes qui se répètent à travers les États-Unis et sont "sans équivalent ailleurs dans le monde".

"Il y a des mesures que nous pourrions prendre, non pas pour éliminer toutes ces fusillades, mais pour améliorer les chances qu'elles ne se produisent pas avec une telle fréquence", a-t-il déclaré sur CBS.

La candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton a, de son côté, réagi sur Twitter. "Je refuse d'accepter cela comme normal. Nous devons prendre des mesures contre les violences par armes à feu maintenant", écrit la candidate à l'élection présidentielle.

Le bilan de cette fusillade est le plus lourd depuis le carnage perpétré en décembre 2012 dans l'école de Sandy Hook à Newtown (Connecticut, nord-est), où 26 personnes avaient trouvé la mort, dont 20 enfants de CP.

Avec Reuters et AFP 

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