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LIBYE

Les pays voisins de la Libye appellent à une "coordination" face au terrorisme

Martin Kobler, le nouveau représentant des Nations unies pour la Libye, participait à la réunion à Alger.
Martin Kobler, le nouveau représentant des Nations unies pour la Libye, participait à la réunion à Alger. Mahmoud Turkia, AFP
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Réunis mardi à Alger en présence du nouveau représentant de l'ONU pour la Libye, des représentants des pays de la Méditerranée ont appelé à "l'intensification et la coordination" des efforts contre le "terrorisme" dans le pays.

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Des ministres des pays voisins de la Libye se sont réunis mardi 1er décembre à Alger pour se pencher sur l'avenir ce pays en proie au chaos. La rencontre rassemblait des ministres et représentants de l'Algérie, la Tunisie, l'Égypte, le Soudan, le Niger, le Tchad, ainsi que de l'Union africaine et de la Ligue arabe.

Y participait également le nouveau représentant des Nations unies pour la Libye, l'Allemand Martin Kobler, qui tente de mettre en place un gouvernement d'union nationale.

Livrée aux milices depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, La Libye est divisée entre deux gouvernements se disputant le pouvoir, l'un basé à Tripoli, l'autre reconnu par la communauté internationale et installé dans l'est du pays. Le pays est aussi le théâtre de violents combats entre différents groupes armés.

À l'issue des discussions, les participants ont appelé à l'"intensification et la coordination" des efforts pour lutter notamment contre les groupes jihadistes État islamique (EI) et Ansar Asharia. Ils ont en outre affirmé "la détermination de leurs pays à apporter leur plein soutien aux autorités libyennes dès l'installation du gouvernement d'entente nationale et à les accompagner dans leurs efforts de reconstruction".

"En l'absence de solution, la situation risque de se détériorer"

Profitant de l'anarchie, l'EI, qui contrôle déjà de vastes pans de territoire en Irak et en Syrie, s'est emparé en juin de Syrte, à 450 km à l'est de la capitale Tripoli.

En "l'absence d'une solution consensuelle et d'un règlement politique, la situation (...) risque de se détériorer au profit des groupes terroristes", a déclaré le ministre algérien des Affaires maghrébines Abdelkader Messahel, cité par l'agence APS. La poursuite du conflit "accroîtra les menaces qui pèsent sur l'ensemble de la région", a-t-il poursuivi.

Martin Kobler s'est dit de son côté "convaincu" que le peuple libyen souhaite la concrétisation d'un accord, tout en regrettant qu'"il n'y ait pas de consensus". Son prédécesseur, Bernardino Leon, a tenté en vain ces derniers mois de décrocher auprès des protagonistes un accord pour un gouvernement d'union.

Interrogé par France 24, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé samedi qu'il n'y avait "pas d'échéance" pour la formation d'un tel gouvernement. "Si on doit parler d'échec, c'est un échec des Libyens", a déclaré M. Ban.

Avec AFP

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