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FRANCE

France : premières condamnations après les affrontements de la place de la République

© François Guillot, AFP | Des échauffourées ont éclaté dimanche 29 novembre entre des manifestants et les forces de l'ordre place de la République, lors d'un rassemblement interdit pour la COP21.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/12/2015

Deux personnes interpellées lors d'un rassemblement dimanche à Paris, en marge de la COP21, ont écopé l'une de trois mois de prison ferme, l'autre d'une amende de 1 000 euros. Plus de 300 personnes avaient été placées en garde à vue.

La justice française a condamné, mardi 1er décembre, deux personnes interpellées dimanche lors d'un rassemblement à Paris, dont l'une à une peine de prison ferme.

Organisé en marge de la COP21, le rassemblement avait été interdit par les autorités dans le cadre de l'état d'urgence. La manifestation s'était toutefois tenue et avait donné lieu à des violentes échauffourées entre les manifestants et les forces de l'ordre. Plus de 300 personnes avaient alors été placées en garde à vue dimanche puis relâchées lundi .

"Ce n'est pas le procès de la manifestation"

Dans la première affaire, jugée en comparution immédiate, le prévenu de 28 ans a été condamné à trois mois de prison ferme pour avoir jeté une bouteille en verre en direction d'un policier, le blessant légèrement à la lèvre, sur la place de la République. Le jeune homme, résidant à Chalon-sur-Saône, avait auparavant avoué qu'il avait jeté une canette métallique, sans viser personne en particulier.

Son avocate avait fait valoir que le prévenu, qui avait bu et qui tranchait avec ses vêtements clairs et son encombrant sac à dos au milieu de personnes cagoulées et vêtues de noir, n'était "pas là pour casser". Elle avait aussi appelé le tribunal à ne pas faire un exemple : "Ce n'est pas le procès de la manifestation [...], c'est le procès d'un homme".

Une procédure qui "frise le ridicule"

Dans l'autre affaire, c'est une jeune femme de 25 ans que le tribunal a condamnée à une amende de 1 000 euros pour avoir refusé de laisser prendre ses empreintes digitales. La prévenue, qui a indiqué gagner sa vie par des travaux agricoles saisonniers, vendanges ou récolte d'olives, s'était dite "complètement pacifique". Son avocate avait, elle, jugé que la procédure "frisait le ridicule", soulignant le contraste entre le grand nombre de gardes à vue décidées dimanche, plus de 300, et la comparution de seulement deux personnes pour l'instant.

Le jeune homme comme la jeune femme ont aussi été reconnus coupables de ne pas avoir obéi à l'ordre de dispersion de la police, qu'ils avaient dit ne pas avoir entendu.

>> À lire sur France 24 : Perquisitions musclées, assignations abusives... les dérives de l’état d’urgence

Le procureur avait été plus sévère dans ses réquisitions, réclamant dans le premier cas une peine de huit mois d'emprisonnement dont quatre ferme, mais avec mandat de dépôt, c'est-à-dire incarcération immédiate. Pour la jeune femme, il avait requis cinq mois de prison avec sursis.

Deux autres personnes restent en garde à vue, tandis que cinq ont été relâchées. Les gardes à vue de plus de 300 autres avaient déjà été levées lundi. L'enquête se poursuit.

Au-delà de cette mesure générale, le gouvernement a déjà fait part de son intention d'interdire la marche prévue à Paris le 12 décembre, après la fin de la COP21. Le préfet de police de Paris a également interdit, jusqu'au 13 décembre à minuit, les manifestations autour du Bourget, où se tient la conférence sur le réchauffement climatique, et dans le secteur des Champs-Élysées, du Grand Palais et de la Concorde.

Avec AFP

Première publication : 02/12/2015

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