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EUROPE

Le Parlement britannique s'apprête à voter pour des frappes en Syrie

© Leon Neal, AFP | Depuis plusieurs jours, des manifestations ont lieu devant le Parlement britannique contre une intervention en Syrie.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/12/2015

Le Parlemement britannique s'apprête à voter, mercredi, en faveur de frappes aériennes contre l'organisation de l'État islamique en Syrie. Un projet qui suscite des manifestations de protestations depuis plusieurs jours.

Sauf surprise, le Parlement britannique votera, mercredi 2 décembre, en faveur de frappes aériennes contre l'organisation de l'État islamique (EI) en Syrie, répondant ainsi aux demandes de son alliée, la France, à la suite des attentats de Paris.

Le Premier ministre conservateur David Cameron n'a décidé ce vote qu'une fois sûr de disposer d'une majorité suffisante en faveur d'une telle intervention.  "Je développerai mes arguments et j'espère que le plus grand nombre possible de députés me soutiendront", a déclaré le chef du gouvernement mardi. Avec sa courte majorité, il n'était jusqu'ici pas certain de pouvoir fédérer tous ses députés autour de frappes.

Le dernier verrou a sauté lorsque le nouveau leader du parti, le pacifiste Jeremy Corbyn, a autorisé lundi ses députés à voter librement, déclenchant une crise interne au parti. Les députés bellicistes, minoritaires, ont ainsi affirmé être la cible d’attaques "vitriolées", rapporte le quotidien de gauche "The Independent", tandis que des proches de Jeremy Corbyn ont dénoncé des tentatives d’utiliser la polémique pour saper l’autorité du chef du parti.

Parmi ces derniers, Evan O’Connell, membre du parti travailliste, a jugé sur France 24 que Jeremy Corbyn avait fait "un très bon choix" en laissant le choix aux parlementaires travaillistes. Evan O’Connell, qui n'est pas député, a précisé sa position quant à d’éventuels bombardements de son pays en Syrie : "Je suis pour les frappes si et seulement si ces frappes se font dans le cadre d’une stratégie plus globale, d’une coordination avec tous les pays acteurs et avec l’assurance qu’elles (les frappes) ne soient pas utilisées par la Syrie comme le sont les frappes russes".

Manifestations de pacifistes

À l'opposé, d'après un sondage de l'institut YouGov publié mercredi dans le "Times", 48 % des Britanniques soutiennent à présent une telle intervention en Syrie, contre 59 % la semaine dernière.

Ils sont donc de plus en plus nombreux à s'opposer à une telle intervention. Des manifestations de protestations sont organisées depuis plusieurs jours. Mardi soir, environ 4 000 pacifistes ont manifesté devant le Parlement pour tenter de faire entendre leur voix, à l'appel de l'organisation "Stop the War".

Le débat de mercredi pourrait durer jusqu'à plus de 22 h GMT, a précisé le porte-parole du Premier ministre, satisfaisant partiellement une demande de Jeremy Corbyn d'un débat de deux jours. David Cameron devra notamment répondre aux inquiétudes sur les conséquences de telles frappes pour la sécurité du pays, même s'il répète régulièrement que le Royaume-Uni fait déjà face à une "grave menace" des jihadistes.

Le Royaume-Uni déjà engagé en Syrie

Londres est déjà engagé dans la guerre en Syrie via le renseignement et le ravitaillement en carburant des avions de ses alliés. "Une participation aux frappes sera importante symboliquement, utile opérationnellement, mais elle ne changera pas le cours de la guerre", résume un expert militaire.

Le Royaume-Uni dispose déjà de huit avions Tornado et d'un nombre indéfini de drones qui participent à des frappes en Irak depuis l'an dernier.

Les attentats de Paris ont bousculé les résistances des députés du parti travailliste, qui peinent toujours à digérer l'intervention en Irak de 2003, sous Tony Blair. L'ex-Premier ministre a depuis, à plusieurs reprises, présenté ses excuses sur les défauts de sa planification basée sur de faux renseignements.

Avec AFP

Première publication : 02/12/2015

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