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Sextape de Valbuena : devant la juge, Benzema a regretté "un gros malentendu"

Le 5 novembre, Karim Benzema quitte le palais de justice de Versailles .
Le 5 novembre, Karim Benzema quitte le palais de justice de Versailles . Matthieu Alexandre, AFP

Selon la retranscription de l’audition de Karim Benzema par la justice française dans l’affaire de chantage à la sextape de Mathieu Valbuena, Karim Benzema a expliqué à la juge qu’il s’agissait d’un "gros malentendu".

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La ligne de défense de Karim Benzema est désormais connue. L’attaquant des Bleus a évoqué "un gros malentendu" dans l'affaire du chantage à la sextape contre Mathieu Valbuena lors de son audition devant la juge.

"Je pense que c'est un gros malentendu. Ce n'était que de l'aide, je n'avais rien d'autre derrière la tête, [pas] de chantage ou d'argent", a déclaré la star du Real Madrid à la juge Nathalie Boutard le 5 novembre, selon la retranscription de l'audition publiée par le quotidien "Le Monde" mercredi matin, quelques heures avant la première intervention publique du joueur, prévue au journal télévisé de la chaîne TF1.

Enregistrée à l’avance, cette apparition est très attendue : sur le plan judiciaire, Benzema a été mis en examen par la juge, et sur le plan sportif, il risque lourd également. Un gros doute plane de fait sur sa présence en 2016 au sein des Bleus pour l'Euro qui sera organisé en France (10 juin-10 juillet).

"S'il n'est pas exemplaire, il n'a pas sa place en équipe de France", avait asséné mardi le Premier ministre français Manuel Valls. "Est-ce le supporteur du Barça ou le Premier ministre qui s'est exprimé sur un joueur phare du Real Madrid ?", a pesté l'un des avocats de Benzema, Me Alain Jakubowicz, mercredi, dans le quotidien "Le Parisien".

L'avocat a indiqué à la radio RTL qu'il allait "déposer plainte" pour violation du secret de l'instruction après la publication par "Le Monde" des déclarations de son client à la juge, dont il estime par ailleurs qu'elles sont "plutôt bonnes" pour sa défense.

Benzema n’a pas vu la vidéo

"Quand j'en ai parlé au téléphone [avec Karim Zenati, son ami d'enfance, écroué dans cette affaire, NDLR], on rigolait, on n'a pas pris l'ampleur du truc", assure Benzema à la juge, qui l'interroge sur des conversations révélées par les écoutes téléphoniques au cours desquelles Benzema se moque ouvertement de son coéquipier en équipe de France Mathieu Valbuena.

"De l'argent, j'en ai. Je n'en ai pas besoin. Karim [Zenati] non plus. Je lui en donne de l'argent, il est employé dans ma société. Après, au téléphone, on a abusé, je m'en veux de parler de cette manière", a encore regretté l'attaquant des Bleus.

Dans "Le Parisien", Me Jakubowicz dévoile un peu ce que son client devrait dire sur TF1 : "Je pense que Karim Benzema souhaitera s'excuser [...] auprès de Mathieu Valbuena" pour ces "propos peu amicaux" lors "de cette conversation téléphonique avec Karim Zenati", augure-t-il.

Lors de son interrogatoire, Benzema avoue par ailleurs ne pas avoir vu la fameuse vidéo intime, dont l'existence même est sujette à caution.

Quand la juge demande pourquoi il dit à Valbuena qu'il l'a vue, Benzema répond : "Franchement je ne sais pas pourquoi [...] La vidéo, je ne l'ai pas vue. Comme Karim [Zenati] m'a dit que c'était une vidéo sérieuse [...] je me suis fait un film".

Un "tarlouze" amical

Comment tout cela a-t-il commencé, se demande la juge ? Le joueur explique qu'il déjeunait à Madrid avec Zenati quand "une personne est venue" lui "remettre un coussin Louis Vuitton" : "Il m'offre le coussin. Je ne le connais pas. Il dit qu'il existe une vidéo sur Mathieu Valbuena, une vidéo chaude. Je lui ai dit : ‘Arrête-toi tout de suite, je ne veux pas en entendre parler’. Cette personne est restée, on a continué à manger et après on s'est séparés".

Devant la juge, intriguée, Benzema ajoute: "Je ne l'ai pas invité, il est venu de lui-même, il connaît Karim [Zenati]. Ensuite, je n'ai pas eu d'autres contacts avec cette personne".

Benzema, interrogé sur le terme "tarlouze" utilisé au sujet de Valbuena lors d'un échange téléphonique, se justifie ainsi : "’Tarlouze’, on peut le dire à tout le monde, à ses amis, à ses potes. Pour moi, pour la nouvelle génération, c'est amical. Ce n'est pas une question d'être inquiet ou je ne sais pas quoi", conclut-il, reconnaissant avoir été "énervé" de voir son nom cité dans une telle affaire.

L’attaquant du Real Madrid refuse en tout cas d’imaginer que cette affaire puisse lui faire manquer l’Euro. "J'espère que ça va bien se terminer, qu'on va tous être bien, que ce soit Mathieu, moi, mon ami [Karim Zenati]. Qu'on retourne tous en équipe de France pour gagner cet Euro", dit l'attaquant du Real Madrid selon des extraits de l’interview à venir, diffusés par LCI mercredi après-midi.

Avec AFP

 

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