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FRANCE

Régionales 2015 : le PS se désiste dans trois régions, Sarkozy persiste dans le "ni-ni"

Nicolas Sarkozy s'est opposé, dimanche 6 décembre 2015, à "toute fusion ou tout retrait des listes" de droite au second tour des élections régionales.

Vidéo par Axel MAY

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 07/12/2015

Confronté à un score historique du Front national, le PS a décidé de retirer ses listes dans trois régions où il est arrivé troisième. Mais chez les Républicains, Nicolas Sarkozy, ne veut pas de "front républicain" contre le FN.

Nicolas Sarkozy n’a pas tardé, dimanche 6 décembre, à annoncer la ligne de son parti en vue du deuxième tour des élections régionales. Quelques minutes seulement après l’annonce des premières estimations donnant le Front national en tête au soir du premier tour, l’ancien chef de l’État s’est clairement positionné contre "toute fusion ou tout retrait des listes" de droite.

Conformément à ce qu’il annonçait quelques jours auparavant, Nicolas Sarkozy ne veut donc pas entendre parler de front républicain pour faire barrage au FN. Mais sa prise de position a peut-être été un peu trop rapide au goût de ses alliés centristes. Les présidents de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, et du MoDem, François Bayrou, se sont en effet prononcés dans la foulée pour un retrait de toutes les listes arrivées en troisième position là où le Front national peut l’emporter.

>> À lire sur France 24 : "Régionales : pourquoi Nicolas Sarkozy refuse tout front républicain contre le FN"

"Partout où le Front national peut gagner, nous souhaitons le retrait des listes qui arrivent en troisième position, quelles que soient les listes", a ainsi déclaré le président de l’UDI, appelant "tous ceux qui arrivent troisième" à avoir "le bon sens démocratique et républicain de se retirer".

"Je ne pense pas que des forces démocratiques aient le droit de prendre le risque de faire gagner l'extrême-droite", a-t-il martelé, appelant à "un devoir de clarté". "On ne transige pas sur des principes pour des problèmes de places", a conclu Jean-Christophe Lagarde.

>> À lire sur France 24 : "Régionales 2015 : succès historique pour le Front national"

"Si (les) états-majors étaient responsables, ils devraient adopter une ligne de conduite lisible par les Français : le retrait pur et simple de la liste arrivée en troisième position pour permettre, en regroupant les voix, un ressaisissement démocratique", a de son côté écrit François Bayrou dans un communiqué.

Chez Les Républicains, aucune voix dissidente à celle de Nicolas Sarkozy ne s’est fait entendre, dimanche soir. Mais des divergences ne devraient pas manquer de s’exprimer lors du bureau politique de LR, prévu lundi matin, ainsi que sur le terrain. En Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne où le candidat FN Florian Philippot (36,06 %) est arrivé en tête, notamment, le candidat LR-UDI-MoDem Philippe Richert (25,83 %)  verrait probablement d’un bon œil, pour l’emporter, une fusion avec la liste PS de Jean-Pierre Masseret (16,11 %).

"En voilà deux qui ont toujours voté ensemble dans l’assemblée précédente et qui seraient forcés de se maintenir et peut-être de faire passer le Front national, a souligné le politologue Roland Cayrol, sur le plateau de France 24. Là, il y a en effet des cas qui vont être un peu cornéliens à résoudre à cause cet oukase très fort venu de Paris."

Désistement républicain du PS dans le Nord et en PACA

Quant au Parti socialiste, qui vient de subir une nouvelle déroute électorale, son premier secrétaire a adopté une ligne complètement opposée de celle de Nicolas Sarkozy. S’exprimant plus de deux heures après l’annonce des premières estimations, Jean-Christophe Cambadélis a annoncé le retrait des listes socialistes au second tour des élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et dans le Grand-Est "pour faire barrage républicain" au Front national.

"Le parti qui s'est pourtant nommé 'Les Républicains' dit son refus de pratiquer le désistement républicain, l'accord technique ou le simple retrait. L'histoire sera sévère pour ceux qui disent plutôt l'extrême-droite que la gauche. La gauche est donc le dernier rempart de la France républicaine contre l'extrême-droite xénophobe", a accusé Jean-Christophe Cambadélis.

>> À lire sur France 24 : "Front républicain : vers une évolution de la position du PS aux régionales ?"

Reste à savoir si les têtes de liste concernées obéiront à cette injonction. Le candidat PS-PRG Christophe Castaner, arrivé troisième en PACA avec 16,13 % des voix derrière Marion Maréchal-Le Pen (41,26 %) et Christian Estrosi (26,48 %), avait laissé entendre, plus tôt dans la soirée, qu’il ne comptait pas se désister, constatant que "l’ensemble des forces de gauche, républicaines, démocrates et écologistes sont supérieures à celles du candidat des Républicains". Ce dernier est toutefois rentré dans le rang, annonçant finalement le retrait de sa liste.

Pierre de Saintignon (18,12 %), arrivé lui aussi troisième en Nord-Pas-de-Calais-Picardie derrière Marine Le Pen (40,64 %) et Xavier Bertrand (24,96 %), a également annoncé le retrait de sa liste au deuxième tour, sans toutefois appeler explicitement à voter pour le candidat LR au second tour.

Dans les autres régions en revanche, le PS se veut optimiste. "Le total gauche laisse espérer de nombreuses victoires", a affirmé Jean-Christophe Cambadélis. "La gauche, quand elle est unie, est la première force du pays", a-t-il ajouté, assurant que "le Parti socialiste et la gauche seront présents là où le total gauche permet de l'emporter et ainsi de barrer la route au Front national."

Les partis ont jusqu’à mardi soir pour composer et déposer leurs listes en vue du deuxième tour qui se tiendra dimanche 13 décembre.

Première publication : 07/12/2015

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