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Pollution : Pékin en "alerte rouge" pour la première fois de son histoire

Brouillard polluant sur Pékin, le 1er décembre 2015.
Brouillard polluant sur Pékin, le 1er décembre 2015. Wang Zhao, AFP

Alors que Pékin s'attend à connaître un nouvel épisode "d'airpocalypse", les autorités chinoises ont placé la capitale en état d'alerte maximale. Les écoles et collèges sont appelés à fermer et la circulation alternée sera mise en place.

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Pour la première fois, Pékin a été placée, lundi 7 décembre, en état d'alerte maximale "rouge" à la pollution atmosphérique. Une mesure inédite décidée par les autorités alors qu'un nouvel épisode "d'airpocalypse" doit toucher la capitale chinoise.

 Cette annonce, qui intervient alors que la conférence sur le climat (COP21) aborde sa dernière ligne droite à Paris, doit entraîner dès mardi matin, et jusqu'à jeudi, des mesures exceptionnelles pour les quelque 20 millions de Pékinois, a annoncé le Bureau de la protection environnementale de la municipalité, alors que le nord de la Chine suffoque ces derniers jours sous un épais brouillard polluant.

Les écoles appelées à fermer

 La circulation alternée, suivant le dernier numéro - pair ou impair - de la plaque d'immatriculation, sera mise en place pour toutes les voitures particulières et officielles, à l'exception des véhicules électriques. En compensation, 200 bus supplémentaires circuleront dans les rues de la ville, "en priorité des véhicules électriques ou hybrides" selon la compagnie des transports de Pékin, citée par le journal "Beijing Daily".

Les chantiers en extérieur seront interrompus, et les camions destinés au transport de gravats et de déchets du BTP seront interdits de circulation, alors que les usines les plus polluantes devront cesser leurs activités. Les écoles maternelles, primaires ainsi que les collèges sont par ailleurs appelés à fermer leurs portes, une mesure "conseillée", mais cependant non obligatoire. Dimanche, Pékin avait déjà enjoint les établissements scolaires à suspendre pour trois jours toutes leurs activités en extérieur.

Phénomène récurrent

La pollution de l'air dans les grandes villes chinoises est un phénomène récurrent devenu l'un des principaux sujets de mécontentement de la population. La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé, atteignait lundi soir plus de 224 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l'ambassade des États-Unis à Pékin. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un plafond moyen de seulement 25 microgrammes par 24 heures.

Premier pollueur mondial, la Chine a annoncé la semaine dernière son intention de réduire de 60 % les rejets des "principaux polluants" de ses centrales au charbon d'ici 2020, en modernisant leurs infrastructures. Cette annonce du gouvernement vise surtout, de l'avis des analystes, à apaiser quelque peu l'exaspération populaire face au "smog".

Avec AFP

 

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