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IRAK

Irak : l'EI perd l'un de ses quartiers-clés à Ramadi

Une roquette lancée par les forces irakiennes depuis le village de Husayba, situé à sept kilomètres à l'est de Ramadi, le 7 décembre 2015.
Une roquette lancée par les forces irakiennes depuis le village de Husayba, situé à sept kilomètres à l'est de Ramadi, le 7 décembre 2015. Ahmad Al-Rubaye, AFP
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C'est un quartier-clé de Ramadi, au centre de l'Irak, que l'armée a repris à l'organisation État islamique. Cette victoire constitue une avancée dans la reconquête des territoires tombés il y a un peu plus d'un an aux mains des jihadistes.

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Un quartier de Ramadi, une ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, passé aux mains des jihadistes de l'organisation État islamique (EI) il y a un peu plus d’un an, a été reconquis mardi 8 décembre par les forces irakiennes.

"Aujourd'hui, nos forces ont complètement libéré le secteur de Tamim après une bataille féroce contre les combattants de Daech [acronyme arabe de l'EI, ndlr]", a expliqué à l'AFP le porte-parole des services de lutte antiterroriste irakiens, Sabah al-Nomane.

Une étape avant la reconquête de la ville

"La libération de Tamim va beaucoup nous aider pour accélérer la reconquête de la totalité de la ville de Ramadi", a pour sa part estimé le porte-parole du commandement des opérations conjointes, le général de brigade Yahya Rasool. Le chef de la police de la province d'Al-Anbar, le général Hadi al-Irzayij, assure également que "les forces irakiennes sont proches d'entrer dans le centre de la ville".

Mais avant de pouvoir continuer à progresser, les soldats loyaux au gouvernement de Bagdad doivent désamorcer les engins explosifs disséminés par les combattants jihadistes dans cette zone. Ces derniers ont pour stratégie de laisser de nombreux pièges afin de continuer à tuer des soldats et des civils même après leur départ.

La détermination de la coalition internationale

En cas de reprise complète de Ramadi, il s’agirait d’une victoire particulièrement importante pour le gouvernement de Haider al-Abadi. La ville avait en effet été conquise en mai dernier par les jihadistes de l'EI, ce qui avait constitué une défaite cuisante pour l'armée irakienne. Les jihadistes se sont emparés de vastes territoires en Irak, dont la deuxième ville du pays Mossoul, à la faveur d'une offensive fulgurante lancée en juin 2014.

Pour reprendre pied sur ces territoires et appuyer l’avancée des troupes irakiennes, la coalition internationale menée par les États-Unis a mené 45 frappes dans la région de Ramadi au cours de la semaine passée. Ces frappes aériennes ainsi que l'envoi de conseillers militaires et d'armes depuis l'étranger sont considérées par des experts comme cruciales dans la bataille contre l'EI mais le Premier ministre irakien joue un numéro d'équilibriste entre la défense de la souveraineté nationale et la recherche d'appui à l'étranger.

Une polémique l'oppose depuis plusieurs jours à Ankara au sujet de l'entrée de troupes turques en Irak. Bagdad a exigé dimanche le départ de ces troupes, entrées illégalement selon lui, sinon la Turquie fera face "à toutes les options disponibles" y compris un recours au Conseil de sécurité de l'ONU. De leur côté, les responsables turcs ont laissé entendre qu'ils n'étaient pas prêts à retirer ces troupes qui compteraient entre 150 et 300 hommes déployés près de Mossoul.

Avec AFP

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