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Côte d'Ivoire : Soro n'est plus visé par un mandat d'amener en France

En tant que représentant officiel de la Côte d’Ivoire à la COP21, Guillaume Soro bénéficie de l'immunité,
En tant que représentant officiel de la Côte d’Ivoire à la COP21, Guillaume Soro bénéficie de l'immunité, Sia Kambou, AFP

Le mandat d'amener lancé par une juge française contre Guillaume Soro a suscité l'ire d'Abidjan. L'acte a toutefois été levé : représentant de son pays à la COP21, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne bénéficie de l'immunité diplomatique.

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Le président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, n'est plus visé par un mandat d'amener en France, ont assuré, mardi 8 décembre, ses avocats dans un communiqué. "Les documents attestant du caractère officiel de la présence [de Guillaume Soro] sur le territoire français à l'occasion de la COP21" ont été fournis à la juge d'instruction qui avait délivré le mandat lundi, ont indiqué les défenseurs de l’homme politique ivoirien.

Les avocats ont en effet transmis à la juge Sabine Khéris un premier ordre de mission du président de la République ivoirienne, Alassane Ouattara, et un second de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. En tant que représentant officiel de la Côte d’Ivoire à la conférence sur le climat, Guillaume Soro bénéficie du statut diplomatique et donc de l'immunité, obligeant la magistrate à lever l’acte.

La juge d'instruction parisienne cherchait à entendre Guillaume Soro dans le cadre de la plainte déposée en 2012 par Michel Gbagbo, fils de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, pour "enlèvement, séquestration et traitement dégradant et inhumain". Selon une source judiciaire, la juge a délivré un mandat d'amener parce qu'il n'avait pas répondu à plusieurs de ses convocations.

Une "violation des accords de coopération"

Très vite, les autorités d’Abidjan ont officiellement fait part de leur protestation. "Ce mandat d'amener viole complètement les accords de coopération, la convention de Vienne et les traités pour les immunités", a affirmé, mardi, le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, avant de convoquer l'ambassadeur français, Georges Serre. Selon l’AFP citant une source diplomatique, le courrier remis à l'ambassadeur est adressé au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et reprend les arguments cités par le ministre.

Dès lundi, les avocats français de Guillaume Soro avaient estimé que l’acte avait été "délivré en méconnaissance des pratiques et usages diplomatiques admis et reconnus". L’intéressé "saisira dans les prochains jours la justice française d'une plainte en dénonciation calomnieuse" contre Michel Gbagbo, avaient-ils indiqué.

Michel Gbagbo, qui détiens la nationalité française, avait été arrêté le même jour que son père, le 11 avril 2011 à Abidjan, et incarcéré à Bouna, dans le nord du pays, jusqu'en août 2013. Il a été condamné en mars dernier à 20 ans de prison pour son rôle dans les violences post-électorales qui ont fait 3 000 morts en 2011 et a fait appel. Il ne peut cependant quitter le territoire ivoirien.

Avec AFP

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