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Le référendum sur la Constitution rwandaise fixé aux 17 et 18 décembre

Le président rwandais Paul Kagame à la 70e assemblée générale de l'ONU à New York, le 29 septembre 2015.
Le président rwandais Paul Kagame à la 70e assemblée générale de l'ONU à New York, le 29 septembre 2015. Timothy A. Clary, AFP

Une révision constitutionnelle permettant au président Paul Kagame d'être candidat à un troisième mandat sera soumise par référendum aux Rwandais les 17 et 18 décembre. Un vote sans grand suspense compte tenu de la faiblesse de l'opposition.

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Paul Kagame peut-il prétendre à un nouveau mandat présidentiel ? Les Rwandais devront donner leur avis, les 17 et 18 décembre, à l'occasion d'un référendum sur une révision constitutionnelle qui permettrait au président de se présenter à un troisième mandat consécutif, a annoncé le gouvernement.

"Le conseil des ministres a approuvé l'instruction présidentielle fixant la date et l'objet du référendum", a indiqué le bureau du Premier ministre dans un communiqué publié sur son compte Twitter à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire.

Les Rwandais se trouvant à l'étranger voteront le 17 décembre et ceux qui résident au Rwanda le 18 décembre, indique le communiqué.

Afin d'être définitivement adoptée, cette réforme doit être soumise à un référendum dont l'issue laisse peu de place au suspense compte tenu de la faiblesse de l'opposition.

Le texte voté par le Parlement rwandais fait passer de sept à cinq ans la durée du mandat présidentiel, tout en maintenant la limite du nombre des mandats à deux. Cette modification de la durée des mandats n'entrera en vigueur qu'à l'issue d'un nouveau septennat transitoire entre 2017 et 2024, pour lequel le président en exercice reste éligible, de même que pour les deux quinquennats qui suivront.

Fin novembre, le Sénat rwandais avait adopté à l'unanimité une réforme de la Constitution de 2003 permettant au président Kagame de briguer un nouveau mandat en 2017 et de potentiellement diriger le pays jusqu'en 2034.

Une réforme menée dans l'intérêt d'un "individu seulement"

Paul Kagame, qui dirige le Rwanda depuis que sa rébellion tutsi a mis fin au génocide en 1994 et chassé les extrémistes Hutu, a jusqu'ici indiqué qu'il ne se représenterait en 2017 que s'il était plébiscité par son peuple. Dimanche, lors d'une réunion rassemblant des cadres de son parti, le Front patriotique rwandais (FPR), il a indiqué que sa décision serait "basée sur le (résultat du) référendum".

>> À lire sur France 24 : Le Rwanda accusé de manipuler ses chiffres sur la pauvreté

Un potentiel nouveau mandat de Paul Kagame risque de tendre encore un peu plus les relations entre le Rwanda et son ancien allié américain. Cette semaine, Washington a de nouveau appelé le chef de l’État rwandais à quitter le pouvoir à l'issue de son mandat actuel en 2017, soulignant que "personne n'est indispensable".

De son côté, l'Union européenne a pour la première fois adopté une position tranchée, estimant que cette réforme menée dans l'intérêt d'un "individu seulement" perdait en "crédibilité".

Avec AFP

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