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Des sites militaires visés par des attaques au Burundi

Des soldats burundais devant un bureau de vote, le 29 juin 2015, à Bujumbura.
Des soldats burundais devant un bureau de vote, le 29 juin 2015, à Bujumbura. Phil Moore, AFP

Deux camps militaires au Burundi ont été attaqués vendredi par des assaillants, repoussés après plusieurs heures de combats. Des témoins parlent de plusieurs morts, mais pour l'heure les autorités n'ont fourni aucun bilan.

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Deux camps militaires du nord et du sud de Bujumbura, capitale du Burundi, ont été attaqués simultanément, vendredi 11 décembre à l'aube. Les assaillants ont été repoussés après plusieurs heures d'intenses affrontements, les plus intenses au Burundi depuis la tentative de coup militaire déjouée les 13 et 14 mai.

Le porte-parole de l'armée burundaise, Gaspard Baratuza, a avancé un bilan de douze morts parmi les assaillants et de vingt arrestations. Cinq soldats ont été blessés par les assaillants qui avaient pour objectif de s'emparer d'armes et de libérer des prisonniers, a-t-il ajouté.

"Vers 04 h 00 (02 h 00 GMT) des hommes lourdement armés ont attaqué le camp Ngagara et l'ISCAM" (Institut supérieur des Cadres militaires), respectivement dans le nord et le sud de Bujumbura, a indiqué un haut gradé de l'armée ayant requis l'anonymat.

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"Après plus de deux heures d'affrontements", les assaillants de l'ISCAM "ont été repoussés" et "pratiquement tous tués dans le camp Ngagara", a-t-il ajouté. "Il y a des dizaines de morts chez les assaillants et nous comptons aussi des pertes", a-t-il poursuivi, assurant que la situation était en passe d'être "totalement" maîtrisée.

Mais selon un diplomate occidental et des témoins, des combats se poursuivaient vers 07 h 00 GMT dans certains quartiers de Bujumbura.

Les ressortissants étrangers appelés à ne pas quitter leur domicile

Sur son compte Twitter, Willy Nyamitwe, responsable de la communication du président Pierre Nkurunziza, a indiqué que des insurgés ont essayé d'attaquer des camps militaires, mais ont échoué". De nombreux riverains des camps, contactés par l'AFP, ont fait état d'affrontements très intenses, d'explosions et de tirs d'armes automatiques durant plusieurs heures.

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Selon le haut gradé de l'armée, "tous les ponts sont sous contrôle de l'armée, qui y a disposé des blindés, et aucun mouvement d'un quartier à un autre n'est autorisé", a expliqué à l'AFP le haut gradé de l'armée.

Les ambassades des États-Unis, de Belgique, de France et des Pays-Bas ainsi que l'ONU ont appelé vendredi leurs ressortissants et employés à ne pas quitter leur domicile.

Avec AFP

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