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Élections régionales : échec du Front national au second tour

Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 13 décembre 2015.
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, le 13 décembre 2015. François Lo Presti, AFP

Le FN n’a remporté aucune région lors du second tour des élections régionales dimanche. Sa présidente, Marine Le Pen, a notamment été battue par le candidat Les Républicains, Xavier Bertrand, en Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

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C’est un échec pour Marine Le Pen. Le Front national (FN), arrivé en tête au premier tour des élections régionales avec près de 30 % des suffrages, a surpris, en ne remportant aucune des 13 régions métropolitaines françaises lors du second tour des élections, dimanche 13 décembre.

Peu après avoir appris la défaite de son parti, la présidente du FN a évoqué "un régime à l'agonie" : "Cet entre-deux tours a vu le Premier ministre et le président de l'Assemblée nationale en poste, possédés par leur emportement, tenir des propos d'une irresponsabilité inquiétante, qui conduisent à s'inquiéter sur les dérives et les dangers d'un régime à l'agonie", déclarait-elle.

En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Marine Le Pen a été très nettement distancée par le candidat Les Républicains (LR) Xavier Bertrand (57,21 % pour M. Bertrand, contre 42,79 % à Mme Le Pen).

Le maire FN d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois, a déclaré dimanche soir que  "la malhonnêteté et le mensonge l'ont emporté". "Le Front républicain a joué sur les peurs, on a subi une campagne de haine. Rassurez-vous, la roue tourne, on n'est pas totalement dans l'Union soviétique. Nous progressons en voix, nous n'avons jamais été aussi haut", a-t-il estimé depuis le QG du Front national.

>> À lire sur France 24 : "Pourquoi le FN est-il plus fort chez les moins diplômés ?"

L’envoyé spécial de France 24, Clovis Casali, décrit une ambiance tendue au QG du Front national à Hénin-Beaumont à l'issue de l'annonce des résultats. "Il y a beaucoup de tensions, de la déception forcément et pas mal d’animosité, notamment vis-à-vis des journalistes. Un militant frontiste nous a insultés et traités de fascistes, (…) une journaliste a été giflée", a-t-il indiqué.

"Aucun triomphalisme" pour Valls

Le Premier ministre Manuel Valls a pris la parole dimanche soir pour saluer les électeurs qui ont répondu à l'appel de la gauche à faire barrage au FN, tout en prévenant que "le danger de l'extrême droite n'[était] pas écarté".

"Je salue d'abord les électeurs qui ont répondu à l'appel très clair, très net, très courageux, celui de la gauche à faire barrage à l'extrême droite qui n'obtient ce soir aucune région", a-t-il déclaré.

"Ce soir, aucun soulagement, aucun triomphalisme, aucun message de victoire : le danger de l'extrême droite n'est pas écarté", a souligné le Premier ministre. "Tout cela nous oblige à entendre davantage les Français, à agir sans relâche, plus vite, pour obtenir plus de résultats : l'emploi, la formation des chômeurs, l'apprentissage pour nos jeunes doivent mobiliser plus que jamais toutes nos énergies".

À moins de deux ans de l'élection présidentielle, tant le parti socialiste que Les Républicains ne pourront cependant ignorer l'avertissement qu'a représenté le score exceptiopnnel du FN au premier tour. Pour ce second tour, le FN a obtenu plus de voix individuelles qu'au premier tour (un peu plus de 6,8 millions).

Avec AFP

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