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REVUE DE PRESSE

Régionales : droite et gauche se réveillent "soulagés, mais..."

FRANCE 24
4 mn

Ni vainqueur, ni vaincu. Voici en substance ce que titre la presse française au lendemain du second tour des élections régionales, où le Front national est sorti bredouille mais a mobilisé plus de 6,5 millions d'électeurs.

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Dans l’ensemble, la presse pousse un gros soupir de soulagement. Au lendemain du second tour des élections régionales, les grands titres français estiment que "la défense républicaine" a réussi à "sauver les meubles". Le Front national (FN) n'est pas passé. "Libération", "Le Figaro", "La Croix"… Tous se disent "soulagés, mais"…

Dimanche 13 décembre, le FN a échoué à conquérir la moindre région au second tour des régionales tandis que la droite en raflait sept et la gauche, cinq (hors assemblée de Corse, où la liste nationaliste a gagné). Mais le parti de Marine Le Pen a récolté, au total, 6,8 millions de voix, un record pour l’extrême droite.

"Hier, les Français ont pris leurs responsabilités", a écrit Jean-Marie Montali dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Le rejet qu'inspire le parti de Marine Le Pen reste majoritaire dans le pays et pousse les électeurs à se mobiliser in fine lorsque le risque apparaît", a écrit de son côté Cécile Cornudet dans le quotidien économique "Les Échos".

"Le soulagement est grand […] Cependant, il ne faudrait pas […] que ce soit un ‘lâche soulagement’", a indiqué Guillaume Goubert de "La Croix" en reprenant la formule historique de Léon Blum au lendemain des accords de Munich. "Le barrage républicain a cimenté un bloc du refus puissant [...] mais le message du premier tour n'est pas effacé", a estimé Hervé Chabaud de "L'Union/L'Ardennais".

"Le vent du boulet frontiste est passé très près"

Aucun quotidien, donc, n’a joué la carte du triomphalisme car "cette fois-ci, c'est vrai, le vent du boulet frontiste est passé très près", a constaté Patrice Chabanet dans "Le Journal de la Haute-Marne". "Un risque immédiat a été évité. Mais si l'on ne se pose pas de sérieuses questions pour l'avenir, ce n'est que partie remise", a conclut l'éditorialiste Guillaume Goubert, et la une de "La Croix" est d'ailleurs sans équivoque : "La défaite pour tous".

Même son de cloche à "La Voix du Nord". "C'est une élection sans vainqueur", a renchéri Jean-Michel Bretonnier. "Le Front national gagne au premier tour et échoue au second, la droite ne profite pas du traditionnel vote sanction et le PS perd sa suprématie régionale."

Tous appellent aussi à une profonde remise en question des partis traditionnels. À la tête respectivement de cinq et sept régions, "la gauche et la droite auraient tort […] de revenir à leurs petites affaires comme si de rien n'était", a averti Alexis Brézet, le directeur du "Figaro". "Le FN n'a pas disparu, loin de là. Pour ses adversaires, l'obligation n'en est que plus grande de se montrer à la hauteur de la confiance qui leur a été renouvelée".

C'est le même avertissement qu’a lancé l'éditorialiste de "L'Humanité", Patrick Apel-Muller : "Des certitudes devront être bousculées, des routines abandonnées, des expériences tentées... Mais il ne sera pas possible de rester l'arme au pied". À l'instar de nombreux quotidiens, le journal communiste salue le "sursaut citoyen" du second tour. "Seule la démocratie pourrait revendiquer une victoire, ce matin", estime Christophe Hérigault dans "La Nouvelle République du Centre Ouest". "Une victoire de justesse."

Avec AFP
 

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