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Vidéo : les habitants de Bujumbura témoignent d'exécutions sommaires

Les forces de sécurité burundaises sont accusées d'exécutions sommaires à Bujumbura.
Les forces de sécurité burundaises sont accusées d'exécutions sommaires à Bujumbura. Capture d'écran France 24

Depuis les affrontements entre l'armée et les insurgés, ce week-end au Burundi, la capitale Bujumbura vit sous tension. Les habitants, choqués, témoignent de violences et d'exécutions sommaires dans certains quartiers de la villes.

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"C’était un homme en tenue militaire qui était venu avec une équipe d’au moins 80 personnes. Il a exécuté froidement trois personnes qui l’imploraient, qui lui demandaient de les laisser en vie". L’homme, qui témoigne anonymement devant les caméras de France 24, a assisté "personnellement à l’exécution de deux ou trois personnes" dans un quartier de Bujumbura,la capitale du Burundi. La ville vit sous tension, notamment depuis les affrontements meurtriers qui ont éclaté ce week-end entre l’armée et les insurgés.

Quelque  90 personnes sont mortes au cours de ces derniers jours. Il s’agit des violences les plus meurtrières depuis la tentative de coup d’État en mai contre le président Pierre Nkurunziza. Les autorités burundaises, accusées d’exécutions sommaires, affirment que les forces de sécurité ont agi avec "le plus grand professionnalisme possible". La police a également démenti ces accusations.

La crise politique s'est muée en un conflit armé

Mais les récits habitants de deux quartiers de Bujumbura, particulièrement touchés par les violences, sont troublants. "Ce qui m’a beaucoup touchée, c’est de voir des enfants allongés dans la rue… Ils sont innocents… Il y avait même des enfants de moins de 18 ans", témoigne une habitante, visiblement marquée par les événements, souhaitant elle aussi conserver son anonymat. Nombre de Burundais, choqués, sont restés cloîtrés plusieurs jours chez eux avant d’oser sortir.

Le climat sécuritaire au Burundi se dégrade dangereusement depuis le printemps dernier. Un mouvement de contestation pacifique, né il y a huit mois de la volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat malgré la limitation imposée par la Constitution, s’est peu à peu radicalisé. Sa victoire aux élections présidentielles a cristallisé les tensions et engendré une série de heurts au cours desquels plusieurs centaines de personnes ont été tuées. Des dizaines de milliers de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles.

Ce qui n’était au printemps qu’une crise politique s’est mué, au gré des flambées de violence, en un affrontement armé entre un régime de plus en plus répressif et une opposition armée de plus en plus structurée.

>> À lire sur France 24 : "La menace d’une guerre civile plane désormais au dessus du Burundi"

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