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AFRIQUE DU SUD

Manifestations contre Jacob Zuma après ses remaniements à répétition

Des manifestants sud-africains ont appelé à la démission du président Jacob Zuma à Johannesburg, le 16 décembre 2015.
Des manifestants sud-africains ont appelé à la démission du président Jacob Zuma à Johannesburg, le 16 décembre 2015. Mujahid Safodien, AFP
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Des manifestations se sont tenues à Johannesburg, au Cap et à Pretoria pour demander la démission de Jacob Zuma. Le président sud-africain a provoqué la semaine dernière une crise vertigneuse de la devise nationale après plusieurs remaniements.

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Quelques milliers de personnes ont manifesté mercredi 16 décembre dans plusieurs villes d'Afrique du Sud pour demander la démission du président Jacob Zuma. Le président sud-africain a plongé l'économie de son pays dans la tourmente en évinçant successivement plusieurs ministres des Finances.

La semaine dernière, M. Zuma avait mis à la porte le respecté Nhlanha Nene pour nommer à ce poste-clé un député inexpérimenté, David van Rooyen, une décision qui avait affolé les marchés. Quatre jours plus tard, ce dernier était remplacé par l'ancien ministre des Finances de 2009 à 2014, Pravin Gordhan.

Le parti de Jacob Zuma, l'ANC (le Congrès national africain) risque de pâtir de sa disgrâce auprès des électeurs sud-africains. Au pouvoir depuis la fin du régime d'apartheid en 1994, l'ANC a facilement remporté les élections générales l'an dernier mais pourrait perdre certaines grandes municipalités lors des élections locales de 2016. "Nous étions plein d'espoir en 1994", a expliqué Theresa Giorza, 55 ans, venue manifester à Johannesburg aux côtés d'environ 2 000 personnes. Mais "avec le temps, beaucoup de gens ont commencé à sentir que ça n'allait pas. Les choses n'ont fait qu'empirer depuis".

Craintes de corruption

Le fiasco provoqué par la volte-face de Zuma a mis en déroute les marchés et renforcé les oppositions au président, déjà ébranlé par des scandales de corruption, une économie en berne et accusé de ternir l'héritage de Nelson Mandela.

L'attribution du portefeuille clé des Finances à M. Van Rooyen a alimenté les craintes que les partisans corrompus de M. Zuma fassent la loi au sein du gouvernement. "C'était une nouvelle tentative pour affaiblir la démocratie", a estime Zwelinzima Vavi, une des organisatrices de la manifestation, pour qui Jacob Zuma n'est pas à la hauteur. Sur les pancartes brandies à Johannesburg, on pouvait lire "21 ans de régime non démocratique" ou encore "Zuma dehors".

D'autres manifestations se sont tenues au Cap et à Pretoria mercredi.

Avec AFP

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