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Le Vatican ouvre la voie à la canonisation de Mère Teresa

Dibyangshu Sarkar, AFP

Le pape François a approuvé un décret reconnaissant un deuxième miracle attribué à Mère Teresa. Il ouvre ainsi la voie à la canonisation de la religieuse morte en 1997 et béatifiée six ans plus tard par Jean-Paul II.

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Mère Teresa va devenir sainte de l'Église catholique. Le pape François a signé vendredi 18 décembre le décret reconnaissant un deuxième miracle attribué à la religieuse, ouvrant ainsi la voie à sa canonisation. Morte en 1997, elle avait été béatifiée six ans ans plus tard, en 2003, par Jean-Paul II.

La béatification, qui requiert un premier miracle, est la première étape avant la canonisation.

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La date de la canonisation doit être confirmée lors d'un consistoire, mais celle du dimanche 4 septembre 2016 ne fait guère de doute : le programme du Jubilé de la miséricorde annonçait il y a des semaines déjà que cette journée devait lui être dédiée à Rome.

"Les pauvres d'entres les pauvres"

Née en 1910 dans une famille albanaise en Macédoine, puis partie à l'âge de 18 ans comme religieuse en Inde, Mère Teresa de Calcutta avait quitté sa communauté pour fonder en 1950 sa propre congrégation, les Missionnaires de la charité.

Arborant un sari blanc bordé de rayures bleues, elle a consacré sa vie "aux pauvres d'entre les pauvres", aux malades et aux mourants, d'abord à Calcutta puis dans le monde entier. Son engagement lui a valu le prix Nobel de la paix en 1979. Elle est morte à Calcutta en 1997.

Mère Teresa a eu également ses détracteurs, qui lui ont reproché d'avoir failli à son engagement en faveur des pauvres en se montrant peu regardante sur l'origine des donations qui lui étaient faites et en maintenant une opposition farouche à la contraception comme à l'avortement.

Le pape François, qui avait rencontré Mère Teresa à l'occasion du synode des évêques sur la vie consacrée en 1994 à Rome, a raconté en 2014 avoir été impressionné par sa force de caractère, tout en reconnaissant: "J'aurais eu peur si elle avait été ma supérieure".

Une future sainte qui a connu le doute

L'archevêque de Calcutta, Thomas D'Souza, avait déjà annoncé plus tôt dans la journée que le Vatican avait reconnu que Mère Teresa, par son intercession, avait obtenu la guérison d'un Brésilien souffrant de multiples tumeurs au cerveau en 2008.

En octobre 2003, la béatification par Jean-Paul II de cette religieuse, l'une des femmes les plus connues et les plus populaires dans le monde chrétien, avait rassemblé 300 000 fidèles à Rome.

En 2002, le Vatican avait reconnu un premier miracle attribué à Mère Teresa, à savoir la guérison, un an après la mort de la religieuse, d'une jeune femme bengalie de 30 ans, Monika Besra, souffrant d'une tumeur abdominale.

>> À lire sur France 24 : "Vatican : les débats s’annoncent 'âpres' au second synode sur la famille"

Mais le "procès" canonique mené pour sa béatification a aussi permis de révéler, à travers des extraits poignants de sa correspondance personnelle, que Mère Teresa avait souffert dans sa foi pendant la majeure partie de sa vie, allant même jusqu'à douter parfois de l'existence de Dieu.

"Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas", avait-elle ainsi écrit en 1979 à un confident, le pasteur Michael Van Der Peet.

Avec AFP et REUTERS
 

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