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Turquie : une centaine de militants kurdes tués lors une opération anti-PKK

Des soldats turcs s'abritent derrière une barricade à Silvan, dans la région de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, le 13 novembre 2015.
Des soldats turcs s'abritent derrière une barricade à Silvan, dans la région de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, le 13 novembre 2015. Murat Bay, AFP

Plus de 100 membres du PKK ont été tués cinq jours après le début d'une vaste opération contre les militants kurdes dans le sud de la Turquie. L'opération, qui mobilise 10 000 hommes, se poursuit.

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La lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) continue de s’intensifier, en Turquie. Une opération militaire d’ampleur inédite a conduit à la mort de plus de 100 militants présumés du PKK en cinq jours, selon un bilan d’une source de sécurité locale, dimanche 20 décembre.

L'opération, qui se poursuit dans le sud-est à dominante kurde de la Turquie, est menée conjointement par l'armée et les forces spéciales de la police. Elle aurait pour l’instant fait 102 morts dans les rangs du PKK. Par ailleurs, au moins deux soldats et cinq civils ont perdu la vie dans les affrontements, précise la même source.

Au total, 10 000 hommes appuyés par des chars ont été mobilisés pour cette offensive qui vise à déloger les militants kurdes des centres urbains et se concentre sur deux villes proches des frontières syrienne et irakienne, Cizre et Silopi. Ces deux localités de la province de Sirnak sont toutes deux sous couvre-feu depuis des jours.

L'armée turque a également indiqué samedi que des avions de combat établis sur la base de Diyarbakir, la "capitale" du sud-est anatolien, avaient décollé pour bombarder des camps du PKK dans le nord de l'Irak.

200 000 déplacés suite aux combats

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, des combats meurtriers ont repris l'été dernier entre les forces de l'ordre turques et le PKK, faisant voler en éclats les pourparlers de paix engagés en 2012 pour mettre un terme à un conflit qui perdure depuis 1984.

En se déplaçant des traditionnelles zones rurales et montagneuses aux villes, les combats ont provoqué l'exode de quelque 200 000 personnes avec des conséquences désastreuses sur cette région du sud-est, qui présente désormais des images de maisons, écoles et hôpitaux dévastés, rappelant la situation de la Syrie voisine.

Fort de la victoire de son parti aux élections législatives du 1er novembre, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan ne cesse de répéter sa volonté d'"éradiquer" le PKK, accusant le parti pro-kurde HDP (parti de la démocratie des peuples), qui a fait un peu plus de 10 % aux élections législatives de novembre, d'être de mèche avec le mouvement armé.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a quant à lui prévenu que les opérations militaires, critiquées par de nombreux opposants politiques et une partie de la société civile, dureront jusqu'à ce que les villes concernées soient entièrement "nettoyées".

Avec AFP

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