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Iran : des écoles resteront fermées lundi pour cause de pollution

Un nuage de pollution au-dessus de la tour Milad, à Téhéran, le 19 décembre 2015.
Un nuage de pollution au-dessus de la tour Milad, à Téhéran, le 19 décembre 2015. Atta Kenare, AFP

Des écoles de Téhéran et d'autres villes en Iran resteront fermées lundi en raison d'un taux de pollution très élevé qui affecte le pays depuis plusieurs jours. Dans la capitale, la qualité de l'air est proche du niveau rouge, l'alerte maximale.

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Après la Chine, c’est au tour de l’Iran d'appliquer des mesures drastiques contre la pollution. Des écoles de la capitale iranienne et de plusieurs autres villes du pays resteront fermées, lundi 21 décembre, en raison de la forte pollution qui affecte une partie de l'Iran depuis plusieurs jours, ont rapporté les médias locaux.

Les écoles étaient déjà fermées dimanche à Téhéran, Islam-Shahr et Shahr-Rey (villes adjacentes) et dans la province d'Alborz, située à l'ouest de la capitale.

Les autorités ont décidé de prolonger la fermeture de ces établissements scolaires, mais aussi à Ispahan et Arak, deux villes industrielles du centre du pays, particulièrement polluées.

>> À voir sur France 24 : "Iran : la grande sécheresse"

Il a été demandé aux personnes âgées, aux enfants et aux malades, notamment du cœur, de ne pas sortir dans la rue. Toutes les compétitions sportives ont été annulées et les services d'urgence mis en état d'alerte. Cette situation pourrait être prolongée jusqu'à jeudi, selon les médias.

Pollution provoquée par les gaz d'échappement

La pollution de l'air atteint depuis plusieurs jours des niveaux très élevés à Téhéran et son agglomération qui comptent 14 millions d'habitants, mais aussi dans une dizaine d'autres villes.

À Téhéran, malgré la fermeture des écoles, l'index de la qualité de l'air atteignait dimanche le niveau 141 (contre 148 samedi), à neuf points du niveau rouge, alors que le niveau normal est compris entre 0 et 50 selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En  2012, la pollution avait contribué à la mort prématurée de 80 000 personnes dans tout le pays.

La pollution est provoquée à 80 % par les gaz d'échappement des cinq millions de véhicules et presque autant de motocyclettes circulant quotidiennement dans la capitale embouteillée de manière quasi permanente et dont les effets sont amplifiés en hiver.

Selon les journaux, la pollution provoquée par des millions de motocyclettes est encore plus élevée que celle provoquée par les voitures.

Le gouvernement a décidé de distribuer seulement de l'essence euro 4 (norme européenne d'émission) dans les grandes villes notamment à Téhéran, mais cette mesure n'a pas permis d'améliorer la situation.

Avec AFP
 

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