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MALI

Mali : l'armée française "neutralise" une dizaine de jihadistes

Militaires des armées française et malienne qui patrouillent à Tombouctou, le 6 juin 2015.
Militaires des armées française et malienne qui patrouillent à Tombouctou, le 6 juin 2015. Philippe Desmazes, AFP
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Vidéo par : FRANCE 2
3 mn

Une dizaine de jihadistes ont été "neutralisés" par les soldats français au Mali, a annoncé, mercredi, le ministère français de la Défense. La menace terroriste est toujours présente au Mali, où l'état d'urgence a été rétabli.

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Des militaires français ont "neutralisé", dans la nuit du 19 au 20 décembre,"une dizaine de terroristes", au Mali. L’opération a été menée dans la région de Ménaka, dans l'est du pays, à proximité de la frontière avec le Niger, dans le cadre de l'opération Barkhane de lutte contre le jihadisme dans le Sahel, rapporte le ministère français de la Défense, dans un communiqué diffusé mercredi 23 décembre.

"Au terme de combats violents qui ont duré près de quatre heures, deux pick-ups et une dizaine de motos ont été saisis. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés. Une quantité importante d’armements et d’explosifs a été récupérée", précise le communiqué.

En jargon militaire, "neutralisés" veut dire tués ou faits prisonniers.

>> À voir sur France 24 : "Avec les soldats de l'opération Barkhane, au cœur de la lutte anti-terroriste au Sahel"

L’opération militaire visait des membres de l'organisation jihadiste Al-Mourabitoune, de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, récemment ralliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le groupe terroriste a revendiqué l’attentat contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako qui avait fait 20 morts, dont 14 clients étrangers, le 20 novembre. L’attentat a également été revendiqué par le Front de libération du Macina (FLM), formation jihadiste apparue récemment dans le centre du pays, "avec la collaboration d'Ansar Dine".

État d’urgence prolongé

En début de semaine, le gouvernement malien a proclamé l'état d'urgence pour dix jours en raison de "l'évolution de la situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région", selon un communiqué officiel publié lundi soir après un Conseil des ministres extraordinaire sur la sécurité. Cette mesure d'exception donne notamment plus de possibilités d'interventions aux forces de sécurité et restreint les rassemblements.

Interrogé par l'AFP sur d'éventuelles menaces spécifiques, un ministre malien a répondu, sous couvert d'anonymat: "Même en France, à l'approche des fêtes de fin d'année, il y a des mesures qui sont prises. Le Mali a le devoir de prendre les devants".

Le nord du Mali était tombé au printemps 2012 sous la coupe de jihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été dispersés puis en grande partie chassés à la suite du lancement, en janvier 2013, d'une intervention militaire internationale, à l'initiative de la France. Si l’opération est toujours en cours, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Avec AFP

 

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