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L'accord sur un gouvernement d'union en Libye entériné par le Conseil de sécurité de l'ONU

Le nouveau Premier ministre du gouvernement d'union libyen, Fayez al-Sarraj, entouré du vice- président du Congrès général national (CGN), Saleh el-Makhzoum, et du président de la chambre des représentants de Tobrouk, Mohammed Ali Shoeb, après la signature de l'accord sur un gouvernement d'union, le 17 décembre 2015, à Skhirat, au Maroc.
Le nouveau Premier ministre du gouvernement d'union libyen, Fayez al-Sarraj, entouré du vice- président du Congrès général national (CGN), Saleh el-Makhzoum, et du président de la chambre des représentants de Tobrouk, Mohammed Ali Shoeb, après la signature de l'accord sur un gouvernement d'union, le 17 décembre 2015, à Skhirat, au Maroc. Fadel Senna, AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mercredi, une résolution qui soutient le futur gouvernement libyen d'union nationale, prévu par l'accord de Skhirat, signé le 17 décembre au Maroc par les belligérants.

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La décision était attendue : le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, mercredi 23 décembre, une résolution qui soutient le futur gouvernement libyen d'union nationale prévu par l'accord de Skhirat du 17 décembre et demande aux pays membres de l'aider à restaurer la stabilité en Libye.

L'ambassadeur britannique Matthew Rycroft, qui a présenté la résolution, a estimé que le Conseil avait ainsi donné "un signe fort de son engagement en faveur de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'unité" du pays. Il a toutefois souligné que "ce n'[était] que le début d'un processus", appelant les factions libyennes, qui n'ont pas encore signé l'accord à "le soutenir et travailler avec le gouvernement d'union".

>> À voir sur France 24 : "Union nationale en Libye : un rempart contre l'EI ?"

La résolution précise que le futur gouvernement sera le seul représentant légitime de la Libye, divisée depuis plus d'un an entre un gouvernement et un Parlement élu réfugiés dans l'est du pays et une alliance majoritairement islamiste, qui a pris le pouvoir à Tripoli.

Un nouveau gouvernement d'ici 30 jours

La résolution demande au Conseil de la présidence créé par l'accord inter-libyen de "s'employer dans un délai de 30 jours", qui lui est imparti, à composer le nouveau gouvernement et à mettre en place les "dispositions de sécurité" nécessaires pour stabiliser la Libye.

Dès que ce gouvernement sera opérationnel, soulignent des diplomates, il pourra demander de l'aide pour combattre les jihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) ayant pris pied en Libye et pour juguler la vague migratoire qui traniste par la Libye pour rejoindre l'Europe.

Selon des diplomates, cette aide pourra prendre la forme d'une assistance logistique, en armement, renseignement ou formation, voire même de frappes aériennes contre des positions de l'EI. Chaque pays décidera, seul ou dans le cadre d'une coalition, de la forme de ce soutien et il ne sera pas nécessaire d'adopter une résolution de l'ONU si la demande émane du gouvernement légitime libyen.

Ce nouveau gouvernement pourra aussi inviter l'Union européenne à étendre aux eaux territoriales et aux côtes de la Libye les efforts déployés en haute mer pour intercepter les navires chargés de migrants et lutter contre les réseaux de passeurs.

Avec AFP et Reuters

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