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ALGÉRIE

Décès de Hocine Aït Ahmed, ex-chef du FLN et leader historique de la révolution algérienne

Hocine Aït Ahmed est décédé le 23 décembre 2015 à l'âge de 89 ans.
Hocine Aït Ahmed est décédé le 23 décembre 2015 à l'âge de 89 ans. AFP, Archive.
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L'ex-chef du FLN et farouche opposant au régime algérien Hocine Aït Ahmed est mort, mercredi, à Lausanne à l'âge de 89 ans. Il était le dernier encore en vie des "fils de la Toussaint", qui avaient déclenché la guerre d'Algérie.

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La figure de l'opposition algérienne Hocine Aït Ahmed est décédée "à la suite d'une longue maladie" à l'âge de 89 ans, mercredi 23 décembre, à Lausanne, en Suisse, a annoncé depuis Alger son parti, le Front des forces socialistes (FFS). Il était le dernier encore en vie des neuf "fils de la Toussaint", les dirigeants du Front de libération nationale (FLN), qui avaient déclenché la guerre d'Algérie contre la puissance coloniale française, le 1er novembre 1954.

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"Aït Ahmed est une grande figure de la révolution algérienne", a expliqué Faycal Mettaoui, journaliste au quotidien algérien "El Watan" sur l’antenne de France 24. Et de rappeler que l’ex-chef du FLN avait participé "au fameux congrès de Bandung, appelant à l’indépendance des pays du Maghreb", la conférence de Bandung a marqué l'entrée du tiers-monde et des pays non-alignés sur la scène internationale. "Il avait aussi contribué à inscrire le problème algérien à l’ONU en 1956", a souligné Faycal Mettaoui.

Portrait non daté de Hocine Aït Ahmed, un des neuf "chefs historiques" du FLN.
Portrait non daté de Hocine Aït Ahmed, un des neuf "chefs historiques" du FLN. AFP, Archive.

Un homme "visionnaire"

"L’Algérie vient de perdre un homme politique qui a façonné toute une génération d’Algériens. Dans le combat politique il avait un crédo auquel il est toujours resté fidèle : ‘ni un État policier, ni une République intégriste’" a rappelé Hasni Abidi, spécialiste du monde arabe sur France 24. "Il était visionnaire, pionnier dans la direction qu’allait prendre la dérive politique de l’Algérie et c’est pourquoi il avait décidé de créer son propre parti. Il avait cru déjà au multipartisme avant tout le monde."

Inlassable pourfendeur de l'armée et de la police politique et opposant radical au régime depuis l'indépendance du pays en 1962, Hocine Aït Ahmed était affaibli depuis 2012 et avait cessé toute activité politique. En 1999, il avait fini par se porter candidat à l'élection présidentielle mais s'était retiré de la course en pleine campagne électorale, considérant que le scrutin était verrouillé en faveur du candidat du régime, Abdelaziz Bouteflika, qui dirige toujours le pays.

Avec AFP

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