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La Nouvelle-Zélande autorise l'extradition du fondateur de Megaupload vers les États-Unis

Le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom, lors de son audience à Oakland, en Nouvelle-Zélande, le 23 décembre 2015.
Le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom, lors de son audience à Oakland, en Nouvelle-Zélande, le 23 décembre 2015. Michael Bradley , AFP
4 mn

Actuellement en Nouvelle-Zélande, Kim Dotcom pourra être extradé vers les États-Unis, où il est accusé d'avoir orchestré un vaste pillage en ligne grâce à Megaupload, emblématique plateforme de téléchargement direct. Il risque 20 ans de prison.

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La justice néo-zélandaise a tranché : le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom, pourra être extradé vers les États-Unis, où il est notamment accusé de fraudes en ligne. Après un procès de neuf semaines, le juge Nevin Dawson a souligné qu'il existait des preuves "accablantes" justifiant l'extradition de cet Allemand de 41 ans, et de trois autres fondateurs de Megaupload, site de téléchargement.

Ils avaient 15 jours pour faire appel mais Kim Dotcom, qui tente depuis quatre ans d'éviter d'être extradé aux États-Unis, a déclaré à sa sortie du tribunal d'Auckland qu'il n'avait pas attendu. "Ce n'est pas notre dernier mot. Nous avons fait appel", a déclaré devant la presse le flamboyant magnat de l'Internet dont le vrai nom est Kim Schmitz.

>> À lire sur France 24 : "Megaupload, une internationale du crime selon le FBI"

Recherché pour fraude, racket et blanchiment, Kim Dotcom se défend de toute infraction : il estime qu'avec 50 millions d'utilisateurs quotidiens, il ne pouvait contrôler la totalité de leur activité. Un argument inaudible aux États-Unis : en cas d'extradition et de procès, Kim Dotcom encourt 20 ans de prison.

Près de 180 millions de dollars de profit

L'affaire avait éclaté en janvier 2011 lorsque la police néo-zélandaise avait mené un spectaculaire raid matinal à son luxueux domicile. Le département américain de la Justice et le FBI l'accusent d'être l'architecte d'un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload,  emblématique plateforme de téléchargement direct fermée par la justice américaine.

Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload - Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk - sont accusés d'avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars de profit et causé des centaines de milliards de dollars de pertes aux ayants-droit des œuvres musicales, films et autres produits piratés.

Le juge néozélandais a estimé que les éléments à charge pesant contre lui n'était pas "de nature triviale". "Ils pointent de graves fautes en relation avec environ 175 millions de dollars de droits d'auteurs qui sont dits perdus par leurs détenteurs. Il est approprié que ces détenteurs de droits d'auteur puissent être entendus lors d'un procès", a-t-il estimé. D'après ce dernier, Megaupload était à la belle époque le 13e site le plus populaire d’Internet, avec 4% du trafic en ligne.

Une bataille judiciaire au long cours

La bataille judiciaire pourrait encore durer longtemps. Avant même le rendu du jugement, Kim Dotcom avait dit qu'il n'en resterait pas là s'il n'allait pas dans son sens. Il a expliqué disposer désormais des financements nécessaires à sa défense en Nouvelle-Zélande suite à une décision récente lui donnant accès à 50 millions de dollars qui avaient été gelés à Hong Kong.

Il veut saisir la justice hongkongaise afin de réclamer plus de deux milliards de dollars de dommages et intérêts pour la fermeture du site. C'est dans l'ancienne colonie britannique revenue dans le giron de la Chine qu'il avait créé Megaupload en 2005.

"J'ai l'occasion de me défendre à Hong Kong et de me pourvoir en justice contre ceux qui ont détruit ce que j'y ai construit, et cela signifie que je peux poursuivre indirectement le gouvernement américain par l'intermédiaire du ministère hongkongais de la Justice", a-t-il déclaré. "J'en ai assez d'être sur la défensive. Je veux passer à l'attaque et 2016 m'en fournira l'occasion".

Avec AFP

 

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