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La Russie se rapproche des Taliban pour lutter contre l’organisation État islamique

Un haut diplomate russe a revélé l'existence d'intérêts communs entre Moscou et le mouvement des Taliban.
Un haut diplomate russe a revélé l'existence d'intérêts communs entre Moscou et le mouvement des Taliban. Javed Tanveer, AFP

Moscou a déclaré échanger des informations avec les Taliban. Les intérêts russes "coïncident" avec ceux du mouvement jihadiste dans la lutte contre l'EI, a indiqué mercredi un haut responsable du ministère russe des Affaires étrangères.

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Les intérêts de la Russie "coïncident objectivement" avec ceux des Taliban dans la lutte contre l’organisation de l’État islamique, a déclaré, mercredi 23 décembre, Zamir Kabulov, chef de département au ministère russe des Affaires étrangères. D’après ce dernier, le Kremlin a ouvert des canaux de communication avec les Taliban pour procéder à des échanges d’informations.

"Les Taliban d'Afghanistan comme les Taliban du Pakistan ont déclaré qu'ils ne reconnaissaient pas (le chef de l'EI) Al-Baghdadi comme calife, qu'ils ne reconnaissaient pas l'EI (...) et ils portent déjà des coups durs à l'EI", a justifié le diplomate. Contactée par l’AFP, la porte-parole du ministère de Affaires étrangères Maria Zakharova a confirmé l’existence d’intérêts communs entre Russes et Taliban. "Cela entre dans le cadre de la lutte contre l’organisation de l’État islamique " a-t-elle précisé.

Présence russe accrue au Tadjikistan

"Il y a des raisons de penser que l’EI a fait son apparition [en Afghanistan] et les défis s’accumulent pour nous qui avions déjà beaucoup à y faire" a déclaré mercredi le ministre de la Défense russe, Sergei Shoigu.

Toutefois la Russie continue de considérer le mouvement Taliban comme une organisation terroriste, interdite sur son sol, au même titre que l’EI. D'ailleurs, Moscou le qualifie régulièrement de menace, surtout depuis que les Taliban contrôlent des territoires afghans proches de la frontière avec le Tadjikistan, ex-satellite de l’Union soviétique et allié de la Russie.

Le Kremlin a récemment renforcé sa présence au Tadjikistan, avec la livraison de nouveaux hélicoptères en octobre pour sa base militaire située à proximité de Douchanbé, la capitale tadjike.

Crainte d’infiltration de l’EI par le Kirghizistan

D’après Ria Novosti, l’agence Interpol aurait alerté sur la présence de terroristes affiliés à l’EI opérant sur Internet pour recruter de nouveaux membres, particulièrement des jeunes dans la région. La Russie craint l’influence de jihadistes de l’EI opérant en Afghanistan sur de jeunes citoyens dans les anciens pays satellites de l’Union soviétique, tels que le Tadjikistan ou le Kirghizstan.

Outre la présence russe sur le territoire tadjik, Sergei Shoigu a déclaré mercredi prêter main forte à l’armée kirghize en envoyant des armes afin de contrer la présence de l’organisation de l’État islamique dans la région. "Nous faisons notre possible pour accélérer le processus de réarmement des forces kirghizes afin qu’elles puissent neutraliser toutes menaces provenant d’Afghanistan", a-t-il prévenu lors d’une rencontre avec le chef de l’armée kirghize à Moscou, rapporte Ria Novosti. "La menace est réelle" a-t-il ajouté.

Avec Reuters et AFP

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