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Vidéo : à Calais, la "nouvelle jungle" se prépare à affronter l'hiver

Des volontaires de l'ONG Médecins sans frontières dans la "jungle de Calais, le 7 décembre 2015.
Des volontaires de l'ONG Médecins sans frontières dans la "jungle de Calais, le 7 décembre 2015. Philippe Huguen, AFP

Installé depuis mars 2015, ce camp de migrants à Calais, appelé la "nouvelle jungle", s’étend sur 18 hectares. Les ONG, qui dénoncent une situation dramatique, s'activent pour construire des abris afin de protéger les occupants du froid.

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Le vent froid de décembre s’engouffre dans les allées de tentes de la "nouvelle jungle", ce camp où s’entassent plusieurs milliers de migrants depuis près de 9 mois, à Calais. Selon les autorités, ils sont 4 500 à vivre dans cette "lande" à la périphérie de la ville, dans le nord de la France. Les ONG estiment qu'ils sont plutôt 5 500, dont 400 femmes et 200 enfants, à vivre dans des conditions déplorables

Dans la "nouvelle jungle" [la première jungle désignant les camps de migrants qui étaient installés depuis les années 2000 à Calais, Sangatte et Coquelles, NDLR], les bénévoles s’activent pour construire des abris solides et un minimum isolés pour protéger les migrants pendant l’hiver. "Avec l'isolation, c'est bien plus chaud que sous une tente, plus sec, c'est surélevé au sol. C'est vraiment important de garder les gens au sec, en bonne santé et au chaud", explique à France 24 Finn Richardson, un volontaire britannique.

En cette veille de Noël, ils sont plus de 200 volontaires et humanitaires à œuvrer dans le camp qui s’étend sur 18 hectares et s’organise par pays d’origine. Si une douzaine de nationalités ont été recensées, la plupart des migrants viennent de Syrie, d’Afghanistan, d’Érythrée et du Soudan. Après plusieurs mois de périple, ils rêvent d’Angleterre. Un Eden fantasmé mais de plus en plus inacessible.

>> À voir sur France 24 : Calais, la dernière étape

"Il y en a beaucoup qui restent ici parce qu'ils veulent aller en Angleterre. Ils nous demandent comment passer et ils ne comprennent pas que les frontières soient fermées. Pour eux, c'est difficile car ils ont mis deux mois au moins à venir et ils restent coincés ici", témoigne Alexandra Limousin, volontaire pour l’ONG L’Auberge des migrants.

En novembre dernier, le Conseil d'État a condamné la France et la commune de Calais pour traitement inhumain et dégradant. Depuis des efforts ont été fournis. Un camp humanitaire de 1 500 places dans des abris en dur et à l’accès fermé est en construction. Il devrait ouvrir ses portes à la mi-janvier.

 

 

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