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Des centaines de migrants prennent d'assaut l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc

Des migrants africains tentent régulièrement de rejoindre les enclaves espagnoles de Ceuta ou Melilla (photo d'octobre 2014) en escaladant les dangereux barbelés.
Des migrants africains tentent régulièrement de rejoindre les enclaves espagnoles de Ceuta ou Melilla (photo d'octobre 2014) en escaladant les dangereux barbelés. Blasco Avellaneda, AFP

Plus de 300 migrants ont tenté dans la nuit de jeudi à vendredi de gagner l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc, à la nage ou en escaladant la clôture frontalière. Deux sont morts noyés et 185 ont passé la frontière, selon les autorités marocaines.

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Le 25 décembre à l'aube, un groupe de migrants a pris d'assaut la clôture surmontée de barbelés près de Benzu, dans le nord du territoire marocain, à la frontière avec l’enclave espagnole de Ceuta, a indiqué la représentation locale du gouvernement espagnol dans un communiqué.

Dans le même temps, quelque 200 autres ont tenté de gagner le territoire espagnol à la nage depuis les côtes marocaines, a annoncé l'agence officielle marocaine MAP. Au moins deux d'entre eux se sont noyés, ont affirmé les autorités marocaines, qui ont indiqué avoir intercepté 120 migrants, tandis que 182 autres ont pu gagner l'enclave européenne. "Trois d'entre eux ont dû être réanimés par des officiers de la police espagnole qui les ont récupérés en mer", selon la même source.

Douze migrants ont été emmenés à l'hôpital par la Croix-Rouge avec diverses blessures, selon les autorités espagnoles.

Tentative la plus massive depuis six mois

Chaque année, des milliers de migrants risquent leur vie pour atteindre les enclaves de Ceuta et Melilla, les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique. Cependant, cela faisait plus de six mois qu'il n'y avait pas eu une tentative aussi massive.

L'Espagne avait consolidé les clôtures frontalières des deux enclaves l'an dernier pour faire face à un afflux du nombre de migrants tentant de franchir illégalement la frontière.

Des organisations de défense des droits de l'Homme et des migrants ont accusé la police espagnole d'avoir tiré à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes en leur direction. Le gouvernement espagnol a depuis assuré que ses gardes n'avaient plus recours aux balles réelles contre les migrants.

Avec AFP

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