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Séoul et Tokyo signent un accord historique sur "les femmes de réconfort"

Des Sud-Coréennes manifestent le 11 novembre pour réclamer justice pour les "femmes de réconfort".
Des Sud-Coréennes manifestent le 11 novembre pour réclamer justice pour les "femmes de réconfort". Jung Yeon-Je (AFP)

Séoul et Tokyo ont conclu lundi un accord historique sur l'épineuse question des "femmes de réconfort", réduites à l'esclavage sexuel avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

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C'est un différend qui empoisonnait les relations entre le Japon et la Corée du Sud depuis des décennies. Après d'âpres négociations, les deux pays ont conclu un accord historique, lundi 28 décembre. Le gouvernement japonais reconnaît sa "responsabilité" sur la question des "femmes de réconfort", l'euphémisme en vigueur au Japon pour évoquer ces femmes contraintes à la prostitution dans les bordels militaires, et va contribuer à un fonds spécial pour leur venir en aide, a annoncé, lundi 28 décembre, le ministre des Affaires étrangères Fumio Kishida à l'issue d'une rencontre à Séoul avec son homologue Yun Byung-se.

"Le Premier ministre (Shinzo) Abe, en tant que Premier ministre du Japon, présente une nouvelle fois ses excuses sincères à toutes celles qui, en tant que 'femmes de réconfort', ont connu tant de souffrances et subi des blessures physiques et psychiques incurables", a déclaré Fumio Kishida.

200 000 femmes enrôlées de force

De son côté, la Corée du Sud considérera que le contentieux est clos "de manière définitive et irréversible" lorsque Tokyo aura mis en œuvre les mesures promises pour les 46 "femmes de réconfort" survivantes, a fait savoir son homologue sud-coréen lors d'une conférence de presse commune.

La plupart des historiens estiment que jusqu'à 200 000 femmes, pour la plupart des Coréennes mais aussi des Chinoises, des Indonésiennes et des ressortissantes d'autres pays asiatiques, ont été enrôlées de force dans les bordels de l'armée impériale durant la Seconde guerre mondiale.

(Avec AFP et Reuters)

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