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EBOLA

L'épidémie d'Ebola est terminée en Guinée

Une pancarte est suspendue à un immeuble pour un concert rassemblant des artistes contre Ebola, le 26 septembre 2015 à Conakry.
Une pancarte est suspendue à un immeuble pour un concert rassemblant des artistes contre Ebola, le 26 septembre 2015 à Conakry. Cellou Binani, AFP
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Deux ans après la mort dans le pays du premier cas d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la Guinée est officiellement débarrassée de l'épidémie, six semaines après la guérison de son dernier patient, un nourrisson né avec le virus.

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi 29 décembre que la Guinée était désormais exempte de la transmission du virus Ebola. Une période de 42 jours, soit deux fois la période d'incubation, s'est en effet écoulée depuis que la dernière personne infectée a été testée négativement pour la seconde fois.

Le dernier patient connu, une fillette prénommée Noubia, née au centre de traitement d'Ebola de Médecins sans frontières (MSF) à Conakry, où sa mère a succombé au virus, a été déclarée guérie le 16 novembre.

"La Guinée entre maintenant dans une période de surveillance renforcée de 90 jours", a indiqué l'OMS, rappelant que le risque persiste au-delà de ces 42 jours, en raison de la subsistance du virus dans certains liquides corporels, en particulier le sperme, où il peut survivre jusqu'à neuf mois.

Cette épidémie d'Ebola, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait plus de 11 300 morts sur quelque 29 000 cas recensés. D’après l’OMS, ce bilan est toutefois sous-évalué.

Les victimes se concentrent à 99 % dans trois pays limitrophes : la Guinée, qui compte officiellement 2 536 morts pour 3 804 cas, la Sierra Leone, déjà déclarée exempte de transmission le 7 novembre, et le Liberia, où la fin de l'épidémie a été annoncée deux fois, en mai et septembre, avant de nouvelles résurgences.

"Pour la première fois" depuis deux ans, ces trois pays "ont arrêté les chaînes de transmission à l'origine de cette épidémie dévastatrice", a souligné Matshidiso Moeti, directeur régional pour l'Afrique à l'OMS.

Des festivités pour célébrer la fin de l’épidémie

L'Unicef s'est félicitée de la fin de l'épidémie, mais a rappelé dans un communiqué que "22 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents" dans un des trois pays et restent "traumatisés", voire stigmatisés. Le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a aussi salué "une étape importante" et s'est engagé à "continuer à soutenir la Guinée pour surmonter l'énorme coût humain et économique d'Ebola". De son côté, la France, par la voix de sa secrétaire d'État chargée du Développement, Annick Girardin, a elle aussi assuré la Guinée de son soutien dans "la tâche ardue de la reconstruction".

Pour marquer la fin de la transmission du virus, des festivités officielles vont débuter mercredi avec une cérémonie en présence du président Alpha Condé et des 53 partenaires dans la lutte contre l'épidémie (MSF, OMS, Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Croix-Rouge et pays donateurs).

Lors de ce rassemblement, des survivants témoigneront également de leur expérience de la maladie. Un hommage sera par ailleurs sera rendu aux 115 soignants emportés par Ebola, ainsi qu'aux huit membres d'une équipe de sensibilisation assassinés en septembre 2014 à Womey dans le sud-est du pays, épicentre originel de l'épidémie.

Avec AFP

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