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Dans la presse

"2015, j'ai hâte de te dire adieu"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 30 décembre, la mobilisation des forces de sécurité pour la Saint-Sylvestre, la primaire socialiste relancée, et le bilan de l’année qui s’achève. Une année quittée sans regrets.

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Au menu de cette revue de presse française, la mobilisation des forces de sécurité pour le réveillon du 31 décembre.

Le Figaro annonce une Saint-Sylvestre "sous haute surveillance", avec 60 000 militaires et policiers mobilisés à travers tout le pays. Comme pour la nuit du de Noël, des équipes mobiles seront chargés de faire des rondes, et des contrôles aléatoires, notamment dans les lieux d'affluence. Rien qu'à Paris, la police s'attend à devoir gérer près de 600 000 personnes sur les Champs-Élysées. Alors que les forces de l’ordre ont été mobilisées sans discontinuer depuis les attentats contre Charlie Hebdo, l’instauration de l’état d’urgence a encore alourdi leur charge de travail – ainsi que celle de la justice, rappelle L’Opinion, qui évoque des policiers et des magistrats "au bord du burn-out". D’après le journal, les dossiers liés au terrorisme ont représenté jusqu’à 25 % du temps de certains parquets après les attentats de Paris, occasionnant des retards importants dans la gestion des affaires courantes. Les policiers et les gendarmes ont procédé à 2 898 perquisitions administratives.

La mobilisation contre le terrorisme aurait abouti à la mort du jihadiste français Charaffe el-Mouadan, le 24 décembre, lors de frappes américaines en Syrie - c’est ce qu’a annoncé mardi le Pentagone, d’après Le Parisien, qui rapporte que cet homme de 26 ans est présenté comme étant lié à Abdelhamid Abaaoud, le chef opérationnel des attentats de Paris et surtout comme un ami d’enfance de Samy Amimour, qui s’est fait exploser au Bataclan. Mouadan, qui se faisait appeler Abu Souleymane, était soupçonné d’avoir joué un rôle depuis la Syrie dans la planification des attentats du 13 novembre et préparait, semble-t-il, d’autres attaques.

La menace terroriste en France reste élevée, et c’est ce que devrait rappeler François Hollande jeudi, à l’occasion de son allocution de fin d’année. L’Opinion annonce que le président devrait chercher à se montrer "rassembleur, malgré les dissensions de sa majorité sur la réforme de la constitution", notamment l’extension de la déchéance de nationalité. Les déchirements des socialistes sur ce sujet auraient remis la primaire du PS sur les rails, affirme Le Figaro, qui rapporte que les opposants à cette réforme estiment que l’organisation d’un vote pour désigner le candidat de la gauche est encore plus d’actualité, dans la mesure où le "crédit" de François Hollande ne serait plus aussi "évident".

À l’heure des bilans de fin d’année, également, l’augmentation inquiétante des actes islamophobes. D’après Le Parisien, cette année d’attentats aura aussi été celle des actes anti-musulmans, multipliés par trois en un an, selon la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Dernier épisode en date, l’attaque d’une salle de prière à Ajaccio, en Corse. Accusé de manquer de fermeté à l’égard des auteurs de ces violences et des groupuscules identitaires, Manuel Valls se défend dans Le Parisien. Le Premier ministre assure "étudier" la dissolution de ces groupes identitaires. Interrogé également sur l’existence d’une «nation» corse, il répond : "il n’y a qu’une seule nation, la nation française".

Nation, République, laïcité: en 2015, les mots de l’année "décrivent une France blessée qui cherche à se ressouder derrière de grandes valeurs", écrit Le Parisien, qui a répertorié "les 12 mots qui ont fait 2015" - des termes distingués par le jury du Festival du mot. Du slogan «je suis», né le 7 janvier, à la "fiche S", en passant par le mot "migrant", les mots choisis pour 2015 sont marqués par la gravité. Comme beaucoup, Slate quitte 2015 sans regrets. "2015, j’ai hâte de te dire adieu" : le site évoque une année "interminable et dystopique", ou contre-utopique.

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