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Déchéance de nationalité : Alain Juppé dénonce un coup politique et une réforme inutile

Alain Juppé lors d'un meeting du parti Les Républicains, le 28 novembre 2015, au palais des congrès de Bordeaux.
Alain Juppé lors d'un meeting du parti Les Républicains, le 28 novembre 2015, au palais des congrès de Bordeaux. Mehdi Fedouach, AFP

L'ancien ministre Alain Juppé estime, dans une interview au JDD, que l'efficacité de la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme "sera faible, voire nulle". Il plaide en faveur d'un "plan d’ensemble" contre ce fléau.

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Dans une interview accordée au Journal du dimanche (JDD), l'ex-Premier ministre Alain Juppé estime que la déchéance de nationalité française pour les binationaux coupables de faits de terrorisme n’est pas une réforme utile.

L’ancien Premier ministre juge qu’une telle mesure "ne dissuadera aucun jihadiste de se faire sauter" et ajoute : "C'est un coup politique de François Hollande pour semer de la confusion dans le débat."

Cette réforme que le chef de l’État souhaite faire figurer dans le projet de modification de la Constitution suscite de violentes critiques à gauche mais est soutenue par une grande partie de la droite, notamment les partisans de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

>> À lire sur France 24 : "Déchéance de nationalité : du débat juridique à la bataille politique"

Interrogé sur la probabilité qu’il vote le texte s'il était parlementaire, Alain Juppé répond : "À condition que le texte définitif se limite aux incriminations déjà prévues dans le Code civil pour la déchéance des Français binationaux naturalisés."

Plan d’ensemble contre le terrorisme

Selon le maire de Bordeaux, pour lutter contre le terrorisme, "il faut un plan d'ensemble visant par exemple à investir dans les nouvelles technologies, la biométrie et la reconnaissance comportementale, à pénaliser la consultation des sites radicaux, à appliquer effectivement les peines prononcées."

Alain Juppé doit prochainement publier son deuxième livre-programme, en vue des primaires de novembre à droite pour la présidentielle de 2017, qu'il a intitulé "Pour un État fort". L’ancien Premier ministre y critique sévèrement la politique pénale du gouvernement et défend la nécessité d'augmenter les moyens de la lutte contre le terrorisme sans renoncer à diminuer les déficits publics.

"Ne tirons pas prétexte du terrorisme pour retomber dans le laxisme budgétaire. Une France endettée, c'est une France affaiblie", dit-il à l'adresse du gouvernement.

Avec Reuters

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