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L’EI s’est emparé de la ville stratégique de Ben Jawad

Un attentat à la voiture piégée aurait visé la ville d'Al-Sedra, à l'est de Ben Jawad, lundi 4 janvier 2015.
Un attentat à la voiture piégée aurait visé la ville d'Al-Sedra, à l'est de Ben Jawad, lundi 4 janvier 2015. Compte twitter @SimNasr

L’organisation État islamique (EI) continue son implantation le long des côtes libyennes. L'EI s'est emparée, lundi, de la ville de Ben Jawad, aux portes du "croissant pétrolier", une région dotée de plusieurs terminaux pétroliers.

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Le 14 décembre dernier, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’était inquiété de la progression de l’organisation État islamique en Libye. Une crainte fondée : lundi 4 janvier, les jihadistes ont pris le contrôle de la ville côtière de Ben Jawad, à une centaine de kilomètres de Syrte.

Ben Jawad est une ville stratégique parce qu’elle se trouve aux portes du "croissant pétrolier", une région pétrolifère qui comprend les terminaux d'Al-Sedra, de Ras Lanouf et de Brega, les plus importants de Libye. C’est de cette région que "s’exporte en temps normal la majeure partie de la production de brut libyen (1,6 million de barils par jour à son maximum)", selon Le Monde.

Les jihadistes se battent aussi aux portes de la ville d’Al-Sedra, à l’est de Ben Jawad.

L'analyse de Wassim Nasr, journaliste de France 24 spécialiste de la mouvance jihadiste

Dans la Libye chaotique d’aujourd’hui, le "croissant pétrolier" représente donc un enjeu de premier plan et permettrait au groupe qui le contrôlerait de percevoir de confortables rentes financières. Les jihadistes de l’EI essayent ainsi "d’obtenir l’allégeance des différentes factions présentes dans le secteur depuis fin 2013", précise Wassim Nasr, journaliste et spécialiste des mouvements jihadistes à France 24.

L'EI compte 2 000 à 3 000 combattants en Libye, dont 1 500 à Syrte, la ville natale du défunt dictateur Mouammar Kadhafi à 450 km à l'est de Tripoli. Parmi eux figurent des nationaux partis combattre en Syrie et de retour dans leur pays, mais aussi des étrangers venus notamment de Tunisie, du Soudan ou du Yémen, selon une estimation de l'ONU.

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