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Vidéo : qui était l'imam chiite Nimr al-Nimr, exécuté par l'Arabie saoudite ?

Un manifestant brandit le portrait de l'imam chiite exécuté par Riyad, devant l'ambassade saoudienne à Karachi, au Pakistan, le 3 janvier.
Un manifestant brandit le portrait de l'imam chiite exécuté par Riyad, devant l'ambassade saoudienne à Karachi, au Pakistan, le 3 janvier. Rizwan Tabassum, AFP

L'exécution par les autorités saoudiennes de l'imam chiite Nimr al-Nimr le 2 janvier dernier a provoqué une grave crise diplomatique entre Téhéran d'un côté, et Riyad et ses alliés de l'autre. Mais qui était ce religieux saoudien? Portrait.

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La tension a monté d'un cran entre Téhéran et Riyad après l'exécution, le 2 janvier, du dignitaire chiite saoudien Nimr Baqer al-Nimr et des attaques de représailles contre des missions diplomatiques saoudiennes en Iran. L'Arabie saoudite et nombre de ses alliés ont par la suite rompu leurs relations dipomatiques avec l'Iran.

Défenseur de la minorité chiite en Arabie Saoudite, Cheikh Nimr Baqer al-Nimr était aussi un opposant virulent de la dynastie au pouvoir.

Il n'hésitait pas à critiquer ouvertement le royaume saoudien lors de ses prêches. "On ne soutient pas la famille Saoud. C'est notre droit, voire même notre devoir. On ne veut pas que les Saoud nous gouvernnent. Comment peut-on le faire, alors qu'ils tuent nos fils ?", déclarait-il ainsi en 2012.

En 2009, l'imam appelle à la sécession d'une province à l'est du pays. Une région riche en pétrole, où est concentrée la minorité chiite d'Arabie saoudite, pays majoritairement sunnite. Riyad le soupconne alors d'être un agent secret iranien et lance un mandat d'arrêt contre lui.

En 2012, il s'élève contre l'intervention militaire saoudienne au Bahreïn contre des manifestants chiites. Cette année là, le chef religieux est arrêté. Ses sympatisants descendent dans la rue pendant trois jours, pour réclamer sa libération. Des manifestations au cours desquelles trois personnes sont tuées.

Il est condamné à mort en 2014 pour "désobéisance au souverain" et pour terrorisme, lors d'un procès jugé injuste par plusieurs ONG internationales.

Son exécution le 2 janvier dernier survient alors que son neveu de 21 ans est lui aussi dans le couloir de la mort, accusé d'avoir participé à des manifestations de contestation du pouvoir saoudien en 2012. Il était encore mineur à l'époque.

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