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Dans la presse

"Les ombres de l'après-"Charlie""

France 24

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 7 janvier, le premier anniversaire de l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris. Et ce que cet attentat, et ceux de novembre, ont changé dans la société française. Et aussi, la mort de Pierre Boulez et les femmes au festival de la BD d’Angoulême.

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A la Une de la presse française, ce matin, le premier anniversaire de l’attentat contre Charlie Hebdo.
 
ll y a un an, sa rédaction était décimée. Un an après, Charlie Hebdo est toujours là : «Toujours Charlie!», salue l’Humanité. Un an après, «Charlie» est toujours là, mais «les protestations de fraternité, le refus des amalgames, l’exaltation de l’arme démocratique», qui s’étaient manifestés le 11 janvier, eux, ont disparu, selon l’Huma, qui fustige les responsables politiques que l’on voyait alors «jouer des coudes pour apparaître au premier rang des chefs d’État», et qui «aujourd’hui, se bousculent pour grimper l’escalier sécuritaire, surenchérir sur les mesures policières ou les symboles ravageurs comme la déchéance de la nationalité». «Les voilà qui font mine de déplorer l’essor du FN alors qu’ils en justifient les thèmes les plus brutaux», poursuit l’Humanité, qui cite Bossuet: «Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes». Un an après les attentats, La Croix a choisi de donner la parole à plusieurs personnalités, pour analyser l’impact de ces attaques sur la société française. Pour le philosophe Tzvetan Todorov, qui regrette que «les partis républicains, pour répondre à la demande sécuritaire, cherchent à imiter le FN», il ne faudrait pas «exagérer le contraste» entre les réactions de janvier 2015, présentées comme un sursaut républicain, et celles de novembre, perçues comme une sidération qui aurait entraîné un réflexe sécuritaire et de repli: «l’appel à une protection accrue a été formulée à chaque fois», relève-t-il, en expliquant que «demander à l’Etat plus de sécurité ou une défense de notre identité est légitime, mais pas à n’importe quel prix: l’identité française a été forte quand elle s’est voulue ouverte, accueillante, plurielle». Selon lui, «ce n’est pas l’idéal démocratique» qui est en cause, «mais sa réalisation dans la France d’aujourd’hui» - ce que l’Opinion présente comme «les ombres de l’après-Charlie»: «dysfonctionnements sécuritaires, libertés écornées, système éducatif défaillant, urbanisme inégalitaire, discrédit politique». Voilà «ce que la France ne (voudrait) toujours pas voir», selon le journal, qui montre le gouvernement en train de tirer les rois. Sous la table, François Hollande. Autour, Manuel Valls, la ministre de la Justice, et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. « Et cette part? demande Valls. «Pour Bernard aussi», lui répond le président.
 
Le gouvernement qui s’empêtre chaque jour un peu plus dans le débat sur la déchéance de nationalité - un débat finalement «enterré», hier, d’après le Parisien, qui rapporte que Manuel Valls a affirmé que la mesure serait inscrite dans le projet de loi et qu’elle concernerait uniquement les binationaux. La déchéance de nationalité, une proposition chère au Front national, dont la patronne, Marine Le Pen, aurait déjà élaboré son plan de bataille pour la présidentielle de 2017. Le Parisien assure que son plan est «déjà prêt» - une tournée dans toute la France, le changement de nom du FN et le débauchage de personnalités de la droite conservatrice.
 
A noter également, la mort, à 90 ans, du compositeur français Pierre Boulez. Hommage avec Libération, qui évoque la disparition d’une «figure tutélaire et écrasante de la musique contemporaine». Et pour terminer, cette bonne surprise, venue du festival de la BD à Angoulême. Après la polémique sur leur sélection officielle 100 % masculine, les organisateurs se sont finalement engagés à la féminiser: «les filles ont gagné», se réjoui le Point. Sur le Huffington Post, le dessinateur Joann Sfar rappelle que «la féminisation de la BD est une bouffée salutaire d’oxygène».
 
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