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Agressions du Nouvel An à Cologne : le chef de la police relevé de ses fonctions

Le chef de la police de Cologne, Wolfgang Albers
Le chef de la police de Cologne, Wolfgang Albers Henning Kaiser / dpa / AFP

Le chef de la police de Cologne, Wolfgang Albers, a été suspendu de ses fonctions. Il est critiqué depuis des jours pour l'inaction de ses services le soir de la Saint-Sylvestre lorsque des dizaines de femmes ont été victimes de violences.

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Le chef de la police de Cologne a dû quitter son poste. Wolfgang Albers, sous le feu des critiques depuis les agressions du Nouvel An, a été suspendu de ses fonctions, a indiqué vendredi 7 janvier les autorités régionales dans un communiqué..

Wolfang Alberts, âgé de 60 ans, a été mis "en congé provisoire" à la suite des vols et violences sexuelles commis le soir de la Saint-Sylvestre en plein centre de Cologne, a précisé le ministre de l'Intérieur de Rhénanie du Nord-Westphalie, Ralf Jäger. Une décision qui vise à "regagner la confiance du public et la capacité d'action de la police de Cologne", avant le carnaval de la ville début février.

Le "congé provisoire" est une sanction administrative en Allemagne qui dans les faits équivaut à une mise à l'écart le plus souvent définitive.

Le chef de la police est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours pour l'inaction de ses services le soir de la Saint-Sylvestre lorsque des dizaines de femmes ont été victimes de violences sexuelles, ainsi que pour le manque d'informations livrées ensuite sur l'ampleur des violences et le profil des suspects.

Situation confuse

Il a en effet attendu la journée de mardi, cinq jours après les faits, pour faire état de plusieurs dizaines de plaintes déposées par des femmes ayant été victimes de vols, menaces et agressions sexuelles. Il a précisé qu'un millier d'hommes "d'origine arabe ou nord-africaine" répartis en petits groupes s'en étaient pris à ces femmes dans le quartier de la cathédrale. Selon le journal "Welt am Sonntag", la hiérarchie policière a préféré ne pas évoquer l'origine des personnes contrôlées ce soir-là pour ne pas envenimer le débat sur l'accueil des réfugiés en Allemagne.

La situation restait confuse vendredi, le gouvernement faisant part de 31 suspects dont 18 demandeurs d'asile pour des "vols et violences", sans mentionner les agressions sexuelles, pendant que la police locale évoquait 16 suspects, sans plus de précisions. Le groupe de personnes interpellées comprend deux Allemands, neuf Algériens, huit Marocains, quatre Syriens, cinq Iraniens, un Irakien, un Serbe et un Américain.

À ce jour, les enquêteurs n'ont pas fait état de liens directs entre ces personnes et les agressions sexuelles du 31 décembre, qui avaient engendré plus de 100 dépôts de plainte.

Avec AFP et Reuters

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